BAM: Taux directeur inchangé et croissance révisée

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Le Conseil de Bank Al-Maghrib a tenu sa première réunion trimestrielle de l’année 2017, ce mardi 21 mars. Il en ressort que les prévisions de Bank Al-Maghrib pour 2017, basées sur les données climatiques arrêtées au 20 février, tablent sur un rebond de la production céréalière à 78 millions de quintaux et un accroissement de la valeur ajoutée agricole de 11,5%. Le PIB non agricole devrait progresser de 3,4% et la croissance globale ressortirait ainsi à 4,3% en 2017 (contre 4.2 % déclaré lors du dernier conseil de 2016). En 2018, sous l’hypothèse d’une campagne agricole moyenne, la croissance agricole reviendrait à 2,5%, tandis que le PIB non agricole s’améliorerait de 3,9%, la croissance globale devant ainsi revenir à 3,8%. Au plan des comptes extérieurs, et sous l’hypothèse d’un prix moyen du pétrole de 54,6 $/baril en 2017 et de 55,3$/baril en 2018, et d’entrées des dons du CCG de 8 milliards de dirhams annuellement, le déficit du compte courant devrait s’alléger à 3,3% du PIB en 2017 et à 3,5% en 2018. Dans ces conditions, et sur la base de la poursuite de l’afflux d’IDE à un niveau comparable aux années précédentes, les réserves internationales nettes devraient continuer à se renforcer, mais à un rythme moins soutenu que prévu en décembre. Elles devraient assurer la couverture de 6 mois et 17 jours d’importations à fin 2017 et 6 mois et 20 jours au terme de 2018. S’agissant des finances publiques, l’ajustement budgétaire devrait, selon les prévisions de Bank Al-Maghrib, se poursuivre mais à un rythme plus lent que prévu en décembre. Le déficit budgétaire devrait ressortir à 3,7% du PIB en 2017 et s’alléger à 3,4% du PIB en 2018. Sur le volet inflation, le Conseil a noté qu’elle s’est établie en janvier 2017à 2,1%, avec notamment une augmentation de 19,4% des prix des carburants et lubrifiants, ainsi qu’une accélération de l’inflation sous-jacente à 1,2%. A moyen terme, l’inflation devrait toutefois rester modérée. Elle reviendrait à 1,1% en moyenne en 2017, avec la dissipation de l’impact des chocs sur les prix des produits alimentaires à prix volatils, avant d’augmenter à 1,7% en 2018. Sa composante sous-jacente devrait s’inscrire dans une tendance haussière, passant à 1,5% en 2017 et à 1,9% en 2018, sous l’effet de l’amélioration de la demande domestique et de la hausse de l’inflation importée. Enfin et tenant compte de la prévision de l’inflation et des évolutions récentes ainsi que des projections à moyen terme des conditions macro-économiques, le Conseil a jugé que le niveau actuel du taux directeur continue d’assurer des conditions monétaires adéquates et a décidé ainsi de le maintenir inchangé à 2,25%.

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