Banjul sous pression : Y. Jammeh ne désarme pas…

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Le président du Nigeria Muhammadu Buhari, la Libérienne Ellen Johnson Sirleaf, l’ex-chef de l’Etat ghanéen John Dramani Mahama, ont fait le déplacement à Banjul pour convaincre une nouvelle fois le président Yahya Jammeh de quitter le pouvoir à la fin de son mandat prévue le 18 janvier au soir. Cette semaine, la justice n’a pas été en mesure de trancher sur les recours électoraux. En réaction, Y. Jammeh a nommé un médiateur chargé de résoudre les crises politiques et sociales internes, dénonçant à l’inverse «des ingérences étrangères sans précédent». «Nous dirons très clairement au président gambien, Yahya Jammeh, que le transfert du pouvoir doit se dérouler dans la paix, explique Geoffrey Onyema, le ministre nigérian des Affaires étrangères. Plusieurs options sont sur la table et elles seront toutes étudiées scrupuleusement. Mais pour le moment, rien n’a encore été décidé. Si des troupes – et je dis bien si des troupes – devaient être envoyées, cela se ferait dans le cadre des lois internationales.»
Cette médiation survient au moment où l’effritement se poursuit dans l’entourage de Y. Jammeh. Cette semaine, deux ministres ont quitté le gouvernement : Sheriff Bojang, le ministre de l’Information et Alieu K. Jammeh, ministre des Sports.
Les émissaires de la Communauté économiques des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) privilégient le dialogue intergambien. Leur but est d’assurer une transition pacifique du pouvoir ce 19 janvier, date de l’investiture

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