La barbarie sévit en RDC

En République démocratique du Congo, l’indiscible a toujours cours… Dans la province du Nord Kivu déchirée par les conflits, 17 personnes ont été tués, le 3 mai dernier, dans une attaque à la machette. C’est dans l’hôpital d’Eringeti que les corps sans vie ont été alignés à même le sol. Les corps figés de dix femmes, cinq hommes et cinq enfants, dont un bébé de six mois, reposent dans leur dernière posture. On distingue sous les tissus le ventre arrondi de quatre femmes enceintes. Un homme gît le crâne ouvert. Le doigt accusateur se tourne vers les miliciens des Allied Democratic Forces (ADF, groupe rebelle ougandais). Le feuileton de la violence politique n’est pas prêt de se terminer. Il y a cinq mois, une attaque dans l’hôpital d’Eringeti avait causé la mort de 24 personnes, dont un casque bleu. Le général des forces armées de la Monusco, Jean Baillaud, s’est rendu sur les lieux dès le lendemain de l’attaque. Il a présenté ses condoléances à la population et a tenu à s’entretenir avec les représentants du village. Si aucun des assaillants n’ont été arrêtés, selon lui, ce mode opératoire est bien celui des ADF, un groupuscule de rebelles ougandais enraciné dans la région depuis plus de vingt ans.

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