Bataille d’Alep: la fin des djihadistes…

L’armée syrienne fait les bouchées doubles en serrant l’étau sur les quartiers de l’est de la ville d’Alep, contrôlés par une kyrielle de formations djihadistes en tête desquelles trône Jabhat Al-Nosra, filiale locale d’Al-Qaida. Ce verrouillage systématique qui s’était relâché depuis les trêves annoncées il y a quelques mois a permis aux groupes armés non pas de souffler mais aussi de faire leurs emplettes en armes (leur arsenal est aussi composé d’armes sophistiquées comme les missiles antichars et les missiles anti-aériens) et en combattants. Ce qui explique leur terrible capacité de nuisance qui s’exprime via le bombardement des civils dans divers quartiers d’Alep. Une situation qui ne pouvait conduire qu’à un pourrissement de la situation. D’où la réaction ferme et résolue de l’armée syrienne consistant à fermer les vannes qui permettaient l’acheminement de renforts et/ou de ravitaillement aux rebelles. Les violents combats dans la nuit du samedi à dimanche dernier ont permis à l’armée syrienne et ses alliés de réoccuper la route du Castello, ultime voie de ravitaillement qui bénéficiait aux groupes terroristes. Dès dimanche, des bulldozers ont commencé à ériger des remblais de terre sur l’asphalte, pour couper définitivement cette route stratégique, qui permettait d’acheminer vivres, renforts et munitions depuis la province d’Idleb, plus à l’Ouest.
Entre 200 000 et 300 000 civils vivent encore dans cette zone qui échappe au contrôle du gouvernement syrien depuis 2012.
L’encerclement total d’Alep est un succès militaire majeur pour le gouvernement syrien. Il lui permet d’écarter le danger de la prise de cette ville par les rebelles qui sont désormais dans une position de déconfiture annoncée. Les principaux soutiens étrangers aux groupes islamistes actifs dans la région doivent se rendre désormais à l’évidence : ils ont perdu la bataille d’Alep. La Turquie qui cherche à trouver une autre voie avec la Syrie que celle empruntée jusqu’à ces derniers jours ne semble plus aussi disposée à jouer la carte de la déstabilisation régionale qui lui est revenue dans les bras, comme le laissent entendre la série d’attentats qui ont secoué le pays et attribués à Daech. Cela sans évoquer la fragilité même du système militaire turc amoindri par la dernière tentative de coup d’état qui s’est soldée par une purge sans égale.

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