BDS dans le viseur de Washington pour antisémitisme ?

Les États-Unis vont prendre des mesures «immédiates» contre des organisations liées au mouvement BDS de boycottage d’Israël, jugé «antisémite», a déclaré jeudi à Jérusalem le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. 

0
BDS dans le viseur de Washington pour antisémitisme ?

«Aujourd’hui, je veux faire une annonce (…) nous allons prendre des mesures immédiates pour identifier des organisations impliquées dans la campagne de haine menée par le BDS et retirer le soutien américain à ces groupes», a déclaré M. Pompeo lors d’un point de presse avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Au deuxième jour de sa visite en Israël, M. Pompeo, s’est rendu dans une colonie israélienne et un site de pèlerinage chrétien de Cisjordanie et sur le Golan, devenant ainsi le premier secrétaire d’Etat US à aller dans ces deux territoires considérés comme occupés par le droit international. 

Jusqu’à l’ère Donald Trump, les États-Unis partageaient la position de la communauté internationale sur le Golan comme sur les colonies israéliennes dans les territoires palestiniens. Mais en mars 2019, le président américain sortant a reconnu la souveraineté israélienne sur le plateau syrien conquis lors de la guerre de 1967 et en novembre dernier, son administration avait jugé que la colonisation israélienne n’était «pas en soi contraire au droit international ».

Le séjour de M. Pompeo est une façon d’affirmer son soutien à la politique israélienne de colonisation en Cisjordanie et de s’inscrire en rupture avec la future administration de Joe Biden. Car le sujet des colonies devrait devenir problématique dans les relations entre Israël et le prochain président américain. Pour rappel, lorsqu’ il officiait comme vice-président de Barack Obama, J. Biden n’avait guère apprécié l’annonce de construction dans une colonie de Jérusalem-Est alors qu’il était en visite dans la ville et il l’avait fait savoir à ses interlocuteurs israéliens. L’actuelle administration s’ingénie-t-elle, dans ce dernier quart d’heure, à laisser à celle qui va lui succéder un terrain des plus minés dans la région ?

Quoi qu’il en soit, force est de souligner qu’en marge du séjour du chef de la diplomatie US, l’armée israélienne n’a pas hésité à attaquer, une fois de plus, la Syrie.  B. Netanyahu a promis d’enrayer les tentatives de l’armée iranienne de renforcer ses positions en Syrie. Israël ne permettra pas à l’Iran de créer une tête de pont sur le territoire syrien pour attaquer l’État hébreu, a déclaré mercredi 18 novembre le Premier ministre israélien, en commentant les frappes israéliennes contre des sites en Syrie. «Quiconque essaye de nous attaquer ou nous attaque, en subira les conséquences», a ajouté B.Netanyahou.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter Lire plus