Berxit : le dîner d’adieu de Cameron…

0
A quelques jours du référendum qui consacra le Brexit, le Premier ministre britannique David Cameron a retrouvé mardi 28 juin, à Bruxelles, ses collègues européens chefs d’Etat et de gouvernement pour un dîner d’adieu. L’atmosphère était « sobre et triste », selon la chancelière allemande Angela Merkel et chargée, selon l’hôte de l’Elysée François Hollande de « beaucoup d’émotion ». Donald Tusk, président du Conseil européen, lui a donné la parole en premier.
Ses collègues attendaient de lui « de la clarté, un calendrier, et le mode d’emploi du système politique britannique », affirme-t-on. Cameron a rendu compte avec amertume de ce qui se passait dans son pays, et confirmé qu’il démissionnerait le plus tôt possible, mais « pas avant le 9 septembre ».
Après le Brexit, les Européens ont tout le temps pour digérer la forfaiture du Perfide Albion. En trois jours, les 27 ont tu leurs discordances et à Bruxelles, ils parlent à l’unisson. « Les marchés sont sensibles à la politique et n’aiment pas les incertitudes. Il était impératif qu’on soit tous extrêmement unis », laisse-t-on entendre.
Lundi soir, François Hollande, Angela Merkel et Matteo Renzi se sont retrouvés pour adopter une position commune. Avant de la faire partager aux 24 autres partenaires.
Il n’y aura aucune discussion avec le Royaume-Uni tant que la volonté de retrait de l’UE n’aura pas été officiellement notifiée par Londres. Pas question de laisser les Anglais prendre en otage l’Union européenne pour obtenir de nouvelles concessions.
Les trois principaux membres fondateurs de l’UE proposent à leurs collègues de prendre quelques initiatives pour restaurer l’image de l’Europe et la confiance des populations. Le mot d’ordre : surtout ne pas parler de nouvelle réforme institutionnelle, de souveraineté, de fédéralisme, de référendum… Ce qu’il faut, jugent-ils, c’est lancer quelques réformes très concrètes, si possible dans les six mois, afin de frapper les « esprits et les cœurs ». La protection, la sécurité intérieure et extérieure, la jeunesse, avec « un ensemble de programmes ambitieux », l’investissement à relancer et une meilleure organisation de la zone euro, voilà les axes prioritaires sondés.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter Lire plus