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bonjour les dégats : Visa pour le PAM

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Et pourtant, elle tourne !». Que l’on se rassure, il ne s’agit point ici de refaire en quoi que ce soit le procès de Galilée. Mais plutôt de faire un constat sur la sphère politique qui n’en finit pas de tourner dans le pays au point de rendre bien des acteurs qui se croyaient solidement amarrés à leurs certitudes comme des toupies. En tout cas, dans le cas d’un Mohamed El Fizazi, salafiste djihadiste convaincu un jour, les certitudes qu’il vient de placarder sur sa page Facebook ont de quoi donner le tournis. Car ne voilà-t-il pas qu’un islamiste pur et dur comme n’en formatent que les écoles wahhabites se découvre une capacité de circonvolution des plus strictes au point de se déclarer happé par la force d’attraction qu’exerce sur lui le PAM. De quoi donner, on imagine, une poussée d’urticaire à Khadija Rouissi, députée de la formation qui eut le malheur d’essuyer les foudres de tous les tordus dont moutonne la nation. S’il ne réfute rien quant au principe d’intégration que lui offre la formation du tracteur, il n’en reste pas moins que le Sieur El Fizazi a tenu a faire savoir qu’il cultivait ne serait-ce qu’une parcelle d’humour en rappelant que tout reste entre les mains de Dieu et non pas du cheikh Biadillah, un des membres fondateurs du PAM.
Face à une telle révolution copernicienne du cheikh salafiste, avouez qu’il y a de quoi donner le tournis à tout observateur de la scène politique nationale. A moins que la formation que dirige aujourd’hui Mustapha El Bakoury ne joue pleinement la carte de la dé-radicalisation. Auquel cas, on ne saurait que s’en féliciter même si une telle aptitude, nouvelle, entre en concurrence directe avec d’autres sphères que les militants du PAM n’ignorent point. La question qui se pose dès lors serait de savoir comment la formation qui a siphonné nombre de militants progressistes réussira-t-elle à convaincre ses troupes du bien fondé d’une telle adoption problématique. D’autant que le passé du cheikh salafiste tonne encore dans les esprits. Dès lors, faut-il croire que le grand écart auquel invite la nouvelle attitude du salafiste en question est consenti par les deux parties et qu’il ne reste qu’à le consommer? Drôle de pacte que celui-là. Mais il est vrai que la scène politique nationale nous gratifie, de temps à autre, de quelques tournures pour le moins croustillantes. Oubliera-t-on que l’actuel patron de l’Istiqlal avait avancé, sans le battement d’un cil, que Fès, capitale spirituelle par excellence, était citée dans le Livre Saint ? Mais il ne faut pas s’étonner de la part d’un maire qui rêvait, à sa manière, de doter ex nihilo Fès d’une mer. En tout cas, le nouveau Moïse a bien su naviguer entre les lames bien istiqlaliennes pour asseoir sa suprématie de leader incontesté. Telle est l’heure du chabatisme ambiant. Et fortement contagieux !
Saura-t-on faire l’impasse sur les photos que le leader du PPS a cru bon de faire partager sur la toile en le montrant tout en dévotion en train de prier ? On imagine aisément que l’ex-camarade devenu Hadj, titre auquel il s’accroche dit-on, rêve de transformer le tapis de prière en carpette d’Ali Baba susceptible, sous un quelconque effet magique, de transporter toutes les masses en une sorte « d’Inception » populaire groupée vers les urnes pour donner plus d’épaisseur au parti du Livre.
Et que dire du dernier chevalier de l’Union Constitutionnelle qui se complait dans le fauteuil de Président du parti tout en faisant partager ses impressions aux autres. Impressions qui conduisent toutes à conclure que le Maire de Casablanca n’a jamais caressé le rêve de remplir les fonctions de leader incontesté de son hizbicule. Qui croire dans tout ce fatras de « fuitages » qui semblent calculés au millimètre près ? Sûrement pas nos politiques qui s’offrent en spectacle à longueur de journées sans pour autant que cela ne les affecte outre mesure. Nul besoin de rappeler à ce sujet les frasques du leader du PJD qui fait office de chef du gouvernement et de ses délires qui oscillent entre le zoologique et l’extraordinaire… Les Marocains ont été tellement gavés de crocodiles qu’ils sont au bord de tout régurgiter. On comprend dès lors pourquoi la défiance a de bons jours devant elle. Quelles déceptions !

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