Bouteflika très diminué reçoit Valls

L’automne du patriarche

L’Algérie retient son souffle. Non pas à cause des « Panama Papers » qui illustrent la gabégie du système, mais à cause de l’état de santé du Président Bouteflika. En recevant le chef du gouvernement français en visite à Alger, les images du Président relancent le débat sur la vacance du pouvoir.

Dimanche dernier, les images véhiculées de l’hôte d’El Mouradia, recevant Manuel Valls, en visite officielle en Algérie, ont été des plus parlantes. Le miraculé Bouteflika paraissait dramatiquement amoindri au point d’inquiéter l’opinion algérienne et les médias. Une inquiétude ressentie depuis avril 2013, lorsque le chef de l’Etat algérien réchappa à un accident vasculaire cérébral (AVC) qui aurait pu terrasser un autre. Sauf que l’inquiétude s’avère paroxystique depuis que le « Journal du dimanche » avait laissé planer le doute sur la déchéance du Président qui peine, visiblement, à parler… Et a fortiori à assumer les fonctions de son mandat, le 4ème… Seuls les officiels s’accrochent à rassurer quant à la possession du Président de tous ses moyens alors que les officiels français qui l’ont approché y ont vu un homme fatigué et incapable de remuer ses membres supérieurs. Rien d’étonnant si on considère que ses proches entendent l’accompagner jusqu’au dernier souffle. Lui qui prend sa revanche sur ceux qui l’ont toujours considéré comme un « trois quart de Président » en s’accrochant de la dernière force au pouvoir. Quitte à ce que l’effort aspire son dernier souffle.

L’image que l’on reproduit ci-contre fait peine à voir, tellement elle résume l’automne d’un patriarche. Mais ce qui met plus en rogne est bel et bien la servilité d’un clan qui cache tout à un peuple frère en droit de vivre pleinement ses aspirations.

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