Brésil : D. Russeff refuse de se laisser faire

« Il faut que le Sénat mette fin à la procédure de destitution, en reconnaissant, face aux preuves irréfutables, qu’il n’y a pas eu crime de responsabilité, que je suis innocente », assure Dilma Russeff dans sa lettre ouverte au peuple brésilien, lue devant la presse au palais de l’Alvorada, à Brasilia, et mise en ligne sur les réseaux sociaux. La dirigeante de gauche destituée au terme d’un « coup d’état » qui ne dit pas son nom, assure-t-elle, souligne être « convaincue de la nécessité, de la convocation d’un référendum afin de consulter la population sur l’organisation anticipée d’élections ». Dans son « message au Sénat et au peuple brésilien », D. Russeff s’est voulue convaincante. La Constitution brésilienne ne prévoit par la possibilité d’élections anticipées en cours de mandat. Il faudrait donc pour cela qu’un amendement soit adopté par les deux tiers du Parlement.
Ces élections anticipées, avant la fin de 2018, échéance du deuxième mandat présidentiel de D. Rousseff, pourraient intervenir si celle-ci n’était pas destituée lors de l’étape finale du jugement, qui commencera le 25 août et durant cinq jours.
D. Rousseff dénonce un coup d’Etat institutionnel ourdi par son vice-président Michel Temer, ancien allié devenu rival, qui assume provisoirement ses fonctions depuis qu’elle a été suspendue par plus de deux tiers des sénateurs.

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