Brexit: T. May a le feu vert des Lords

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La Chambre des lords a adopté sans l’amender, lundi 13 mars, le texte de loi permettant à la première ministre britannique, Theresa May, d’enclencher la procédure prévue par l’article 50 du Traité de Lisbonne, préalable aux négociations sur le Brexit.
Quelques heures auparavant, la Chambre des communes avait rejeté les deux amendements introduits par la chambre haute du Parlement britannique, ces dernières semaines.
Le premier amendement prévoyait que la première ministre ne pourrait démarrer des négociations sur un divorce avec l’Union Européenne (UE) que si elle s’engageait à protéger les droits des Européens vivant sur le sol britannique. Les députés des Communes ont voté par 335 contre 287 en faveur du rejet de cette disposition.
Peu après, les députés ont écarté un second amendement, lui aussi greffé par les pairs du royaume et visant à accorder au Parlement le droit à un « vote significatif » sur tout accord définitif négocié entre Londres et ses partenaires européens. Ce dernier, qui aurait donné aux parlementaires plus de latitude pour rejeter les conditions finales du Brexit, a été battu en brèche par 331 voix contre 286.
Le ministre du Brexit, David Davis, avait exhorté lundi après-midi les députés à rejeter les deux amendements déposés par les Lords pour ne pas « lier les mains » de Mme May avant le début des négociations devant marquer la fin de plus de quarante ans d’une relation tourmentée.
Une fois activé l’article 50 du traité de Lisbonne, les dirigeants des 27 autres Etats membres pourraient se réunir le 6 avril pour un sommet visant à fixer des « lignes directrices » des négociations à venir. Les Européens chercheront à faire corps, face à des Britanniques susceptibles d’exploiter les divisions au sein du bloc.
Mais Londres aussi fait face à une menace d’éclatement. Avant le vote, lundi, la première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, a annoncé qu’elle allait demander un nouveau référendum sur l’indépendance. Si le déclenchement du Brexit n’a jamais été aussi proche – il peut théoriquement avoir lieu dès mardi –, cette annonce fracassante a conduit les services de Mme May à faire savoir qu’il serait acté à la fin du mois.
Parmi les sujets brûlants figure également la facture de la sortie de l’UE. Bruxelles pourrait exiger des Britanniques jusqu’à 60 milliards d’euros, un montant correspondant aux engagements déjà pris par Londres en termes de contribution au budget européen.

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