Bulletins de vote: Un casus belli avant les élections mauritaniennes…

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Bulletins de vote: Un casus belli avant les élections mauritaniennes…

L’opposition mauritanienne ne se laisse pas conter. Et pour le faire savoir, elle n’a pas hésité à s’en prendre au pouvoir soupçonné d’avoir favorisé l’un des siens en remportant le marché des bulletins de vote.

Quatre candidats de l’opposition mauritanienne ont exigé lors d’une conférence de presse tenue dans la soirée du 31 mai, l’annulation d’un marché attribuant par la Céni l’impression des bulletins de vote du premier tour de la présidentielle du 22 juin à un homme d’affaires proche du président et soutien de Mohamed ould Ghazouani, le candidat du pouvoir.

C’est la première fois qu’un Mauritanien remporte un marché d’impression des bulletins de vote.
« C’est le président du patronat, le même qui, il y a de cela quelques jours, organisait des collectes pour le candidat du pouvoir. Il y a là manifestement un conflit d’intérêts », dénonce Kane Hamidou Baba, candidat de la coalition d’opposition « Vivre ensemble ».

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) défend la légalité de l’attribution du marché à la société mauritanienne al-Mazaya. « Sept sociétés ont répondu à l’appel d’offres. Quatre ont été sélectionnées dont une société mauritanienne qui a remporté le marché. Son offre en termes de prix et de qualité des bulletins de vote demandés a été jugée recevable », explique Mohamed Vall ould Bellal.

Les explications du président de la Céni ne rassurent pas l’ancien Premier ministre, Sidi Mohamed ould Boubacar, un autre candidat qui a lancé cet appel en direction du pouvoir. « Soucieux de la stabilité de notre pays et de la légalité, nous appelons les autorités à observer une neutralité totale dans ces élections, faute de quoi elles assumeront l’entière responsabilité de ce qui peut en découler », affirme-t-il.

Porté par une coalition des partis politiques et des organisations de la société civile, Sidi Mohamed ould Boubacar vient de recevoir le soutien du professeur Seck Mame Diack, président du mouvement politique de la diaspora.
Il s’était déclaré candidat à la présidentielle avant de se retirer.

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