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CAPITAL IMMATERIEL: Rétention d’information avérée

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Le fameux rapport commandé par le Roi et attendu depuis déjà deux ans vient de faire son apparition « exclusive » sur les colonnes d’un confrère de la place. Ce travail, voulu d’utilité publique, semble être pour ses rédacteurs destiné à un seul organe de presse ! Un ostracisme qui ne s’expliquerait pas par autre chose que de mettre les génies au dessus de la critique…
En tous cas, ce rapport du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et de Bank Al-Maghrib, estime que la valeur de la richesse globale du Royaume aurait doublé entre 1999 et 2013, passant de 5 904 Mrds Dhs à 12 833 Mrds Dhs et serait estimée à 13 fois le PIB. Par structure, cette richesse globale serait polarisée à hauteur de 72% par le capital immatériel, suivi du capital produit (24,1%) et des richesses naturelles représentant 7,3%. Voilà qui met en évidence la contribution considérable du capital immatériel dans la richesse globale qui ressort à 8 845 Mrds Dhs contre 4 515 Mrds Dhs en 1999, traduisant une progression annuelle moyenne de 3,1%. En parallèle, les analystes du CESE auraient mis en exergue sept leviers pouvant contribuer au développement de la richesse globale, liés en grande partie à l’amélioration, la consolidation et la promotion des compétences du capital humain, social et institutionnel, soit les véritables ressorts du capital immatériel. Le capital humain, faisant partie des principales composantes du capital immatériel, fait l’objet d’une attention particulière, dans la mesure où son impact sur la richesse globale est conséquent. Ce dernier demeure peu qualifié au Maroc, malgré les efforts fournis pour la généralisation de la scolarisation. D’après le rapport, un développement de ce facteur portant sur une amélioration de deux ans du nombre moyen d’études par adulte de 25 ans et plus, se traduirait par en une augmentation de 81% de la richesse immatérielle du pays et de 61% de la richesse globale. Enfin, plusieurs recommandations ont été formulées, dont le but ultime serait d’élever le niveau général de connaissances de la population et de renforcer la capacité d’adaptation et d’innovation du capital humain.
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