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Capital investissement : Un mécanisme embryonnaire

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bien qu’il avance à pas sûrs, le capital investissement demeure peu connu et encore moins encore développé. Pourtant, c’est là une véritable alternative au financement bancaire de plus en plus frileux surtout dans un contexte d’assèchement des liquidités.
Ayant connu un réel développement depuis le milieu des années 2000, jusqu’au point de voir le cumul des montants levés à fin 2014 s’élever à 10,23 milliards de dirhams, dont 5,49 Mrd Dhs levés par les fonds d’infrastructures, selon un rapport de l’Association marocaine des investisseurs en capital (AMIC), le capital investissement confirme l’impact économique positif qu’il peut avoir même dans un contexte économique peu favorable. D’après un rapport que l’AMIC vient de rendre public, sur un total des investissements qui a atteint 4,9 Mrd Dhs dans 155 entreprises, les investissements en capital se sont élevés à seulement 696 MDH en 2014. Autant dire que cette nouvelle piste cherche toujours à s’imposer comme une source de financement et un levier de développement des entreprises. La preuve en est son faible taux de pénétration, qui quoiqu’il superforme depuis 2013, dans la zone Mena, le seuil n’a pas dépassé 0,08 en 2014. Le Royaume qui fait partie du peloton de tête des pays d’Afrique où l’activité de capital est le plus développée, après l’Afrique du sud, bien sûr. Soit au même niveau que la Tunisie, le Kenya, l’Île Maurice, et le Nigeria, même si le Maroc ne compte aucun fonds régional sur son territoire contrairement à la Tunisie qui abrite le hub régional de plusieurs fonds régionaux ou continentaux (AfricInvest, Swicorp, ECP).
Cela étant, la bataille attendue par le Royaume qui essaye de s’imposer sur ce créneau, en tachant d’attirer des fonds souhaitant investir aussi bien sur son sol que dans la région. Autant dire que la course à l’installation de sociétés de gestion destinées à gérer les investissements en Afrique à Casablanca Finance City, s’annonce très rude. L’émergence d’un tel écosystème financier demeure entachée de quelques lacunes, notamment en ce qui concerne le retard accusé en matière de conventions de non-double imposition et de protection réciproque des investissements avec plusieurs pays d’Afrique. Un effort de rattrapage, sur ce plan là, se fait progressivement.

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