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Changement climatique : Le président de la BAD interpelle les pays riches…

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Dans le cadre de son intervention lors d’un panel lors de la quatrième édition du forum de Paris sur la paix (11-13 novembre), A. A. Adesina a relevé que la Covid-19 avait plongé des millions de personnes dans la pauvreté, en particulier en Afrique. Soulignant les besoins financiers de l’Afrique dans un contexte d’inégalité mondiale, il a déclaré que «nous ne cherchons que 485 milliards de dollars sur les trois prochaines années pour sortir de la crise actuelle, alors que les pays développés disposent de milliers de milliards de dollars».
Il a noté dans ce sens l’importance des 650 milliards de dollars de Droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds monétaire international, qui, selon lui, offrent aux pays en développement, et aux nations africaines en particulier, des ressources supplémentaires pour relever les défis de la reconstruction de leurs économies suite à la pandémie de Covid-19.
Remerciant Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI, d’avoir assuré la stabilité du marché au cœur d’une crise mondiale, A. A. Adesina a indiqué que «les DTS sont un bon instrument pour soutenir les pays qui ont des réserves dans les banques centrales, mais ces fonds peuvent être mieux exploités par les banques multilatérales de développement, comme la BAD, qui est un détenteur agréé de DTS». «Nous sommes des “machines à effet de levier” et pouvons utiliser ces ressources pour obtenir bien plus», a-t-il avancé, affirmant que ces ressources «peuvent contribuer efficacement aux besoins de développement du continent en veillant à ce que l’éducation, l’énergie, l’eau, l’agriculture et la santé croissent de manière exponentielle, et à ce que nous récupérions les 30 millions d’emplois perdus».
Le patron de la BAD a ajouté qu’il était temps d’optimiser le système financier mondial et que les partenaires devaient travailler avec détermination à la redynamisation du développement en Afrique. Abordant la question cruciale de la transition énergétique, il a relevé que le gaz restait important pour les économies africaines dans le cadre de leur transition énergétique. «Autant nous parlons de transition énergétique juste, autant nous devons parler de construction de systèmes énergétiques justes», a-t-il martelé, précisant que l’Afrique était un continent où près de 600 millions de personnes vivaient avec un accès limité ou parfois inexistant à l’électricité, et qu’il fallait donc utiliser les sources d’énergie existantes comme le gaz naturel, qui est disponible en grande quantité sur le continent. Selon lui, l’Afrique a besoin de pouvoir accéder à l’énergie, de la payer à un prix abordable et d’en jouir en toute stabilité et sécurité.

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