Changement climatique : Pourquoi les armées s’y intéressent

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En Afrique, bien des zones grises agissent comme autant de terroirs propices au développement du terrorisme. Ce qui se passe dans la zone sahélo-saharienne en est le révélateur. C’est la raison pour laquelle la COP 22 entend réserver un espace au débat « sécuritaire » en lien avec l’environnement. Car prévenir la dégradation environnementale serait de nature à stabiliser les zones propices à la radicalisation. C’est l’un des objectifs prônés par le plan d’action intitulé « 3S Plan d’action pour l’Afrique » qui sera adopté aux côtés de la Déclaration de Marrakech le lundi 14 novembre à la COP22. Ce plan permettra entre autres de combattre l’influence des mouvements terroristes et du trafic d’êtres humains en renforçant la veille et la gestion des ressources naturelles abandonnées.
Il y a lieu de rappeler que ni le Pentagone ni l’Alliance Atlantique ne se détournent des débats engagés autour des changements climatiques et leurs incidences sur la stabilité du monde. Qui n’aura pas entendu parler de « la guerre de l’eau » qui pourrait plonger des pays dans des conflits armés en cas de pénurie ? Et qui ne se soucierait pas de « l’intangibilité des frontières » remise en cause par les flux des réfugiés climatiques qui deviennent, eux-mêmes, otages de vils trafics ?

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