Changement climatique

Les paris de l’après Paris

L’optimisme dont fait preuve la ministre française de l’Environnement est à toute épreuve. Ségolène Royal est en effet confiante quant au rendez-vous new-yorkais prévu le 22 avril. Pas moins de 120 pays signeraient l’accord sur le climat conclu en décembre à Paris, a indiqué la présidente de la conférence de l’ONU sur le sujet (COP21). Deavant les médias, elle a tenu à partager son optimisme. « J’avais fixé un objectif de réussite (…) à une centaine de signatures, et là nous en sommes à plus de 120 signatures », a-t-elle annoncé. L’enjeu reste lié, bien sûr, aux engagements des Etats à réduire le réchauffement climatique, comme défini lors de la conférence de l’Onu sur le climat à Paris. Conférence qui s’est soldée par un accord historique entre les195 pays qui s’étaient engagé à limiter le réchauffement climatique en deçà de 2 degrés par rapport à la période préindustrielle. En tout cas, l’entrée en vigueur de l’accord de Paris est conditionné par la ratification de la Convention cadre des Nations unies sur le climat par au moins 55 parties représentant au moins 55% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Une séance officielle de signature de l’accord est prévue à New York le 22 avril à l’ONU.
Mais l’optimisme de S. Royal est à temporiser face aux exigences des pays en voie de développement qui attendent des fonds conséquents pour mieux négocier la transition induite par les changements climatiques. “The Third World Network” incite les pays en développement à ne pas se précipiter pour la signature du traité de Paris. « Si les pays en développement se précipitent pour signer l’accord de Paris, manifestant leur volonté à l’intégrer dans leur législation nationale, ils perdront le poids politique nécessaire dans cette négociation pour contraindre les pays développés à tenir leurs engagements pré-2020.», a affirmé à la presse ce think tank.
Selon l’organisation, un potentiel boycott de la cérémonie de signature pourrait amener à l’établissement d’une feuille de route pour la mobilisation des 100 milliards de dollars annuels, promis par les pays riches aux pays pauvres, pour faire face au changement climatique. Les pays en développement pourraient également obtenir la création d’un mécanisme de pertes et de dommages causés par les conditions météorologiques extrêmes, mais aussi un système de transfert de compétences efficace.

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