Le chef de Daech éliminé par les SAS à Syrthe

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Les forces de Misrata ont bénéficié de l’appui des forces spéciales britanniques pour reprendre les localités occupées par Daech et avancer vers Syrte. Le coordinateur général de Daech en Afrique du Nord, Khaled Chayeb, serait mort dans ces combats. Ce qui relance le débat sur l’implication des forces étrangères dans la gestion du chaos libyen. En tout cas, à Londres, le débat ne fait que démarrer. Depuis que Michael Fallon, ministre de la Défense avait déclaré, il y a deux semaines, que «la Grande-Bretagne ne prévoit pas un ‘rôle de combat’ pour les troupes britanniques en Libye», tout en ajoutant que «si l’armée devait être déployée en Libye, le Parlement en discutera d’abord.» Pourtant, le Times avait rapporté, juste après, que les troupes spéciales britanniques (SAS) sont déjà en Libye et ont été vues le 12 mai faire sauter un véhicule de Daech chargé d’explosifs près de Misrata à l’aide d’un missile Javelin. Par ailleurs, le Times s’est référé dans ses révélations à Mohamed Dharrat, un chef de guerre libyen, opérant au sein des troupes chargées de libérer Syrte. Ce militaire a déclaré composer directement avec des Britanniques et des Américains. Rori Donaghy, éditorialiste britannique est allé plus loin en soulignant qu’«il est temps d’ouvrir un débat parlementaire sur les guerres secrètes de Grande-Bretagne en Afrique du Nord (Libye) et au Moyen-Orient (Yémen, Syrie et Irak)». Le président de la commission des Affaires étrangères au Parlement britannique, Christian Planet, a demandé, des précisions sur le rôle des forces spéciales en Libye.
En attendant, les dernières informations relayées par Dune-voices indiquent que le rond-point Al Baghla, situé à 50 kilomètres de Syrte, est désormais entre les mains des forces de Misrata. Il s’agit du dernier carrefour vers l’Ouest libyen. Cette bataille a coûté cher en hommes et en matériel aux forces de Daech. Leur coordinateur général en Afrique du Nord, l’Algérien Khaled Chayeb (alias Lokman Abou Sakhr), serait même mort dans cette bataille.
Chayeb serait le chef suprême des katibas de Tunisie et d’Algérie et serait la tête pensante de l’attaque du musée du Bardo le 18 mars 2015 en Tunisie. A noter que le ministère tunisien de l’Intérieur avait annoncé sa mort le 29 mars 2015 dans un guet-apens près de la ville de Gafsa.
Sur un autre plan, force est de souligner que Fayez Al Sarraj, chef du gouvernement de réconciliation, bénéficie de l’appui de la Ligue arabe, alors qu’il a des difficultés à s’imposer en Libye. Toutes les initiatives, en provenance de plusieurs camps libyens (Est, Sud, Djebel Gharbi) insistent sur la modification de l’équipe gouvernementale. Kobler, lui-même, aurait prêté l’oreille à de telles rectifications du processus en cours, tant la situation n’a pas évolué.

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