Choux blanc pour la mission de la Cédéao à Bamako

Au Mali, pouvoir et opposition haussent le ton. L’imam Mahmoud Dicko a demandé la démission du Premier ministre malien Boubou Cissé qui, soutenu par les partisans d’IBK, n’entend pas rendre le tablier. L’opposition affirme douter de la volonté du pouvoir de dialoguer au moment où Bamako vient d’acquérir une importante quantité de matériels « anti-émeutes » pour faire face à d’éventuelles manifestations, liées à la nouvelle désobéissance civile annoncée.

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Choux blanc pour la mission de la Cédéao à Bamako

L’information a été donnée par l’imam M. Dicko lui-même au cours d’une conférence de presse. Lors de sa rencontre la veille avec le Premier ministre Boubou Cissé, la figure de l’opposition lui a demandé de démissionner afin de permettre la formation d’un gouvernement d’union nationale. Le chef du gouvernement « a évidemment dit non », a indiqué l’un de ses proches à RFI.

De son côté, Dr Choguel Maïga a annoncé l’agenda de l’opposition. Outre la demande de la démission du président IBK et celle de son Premier ministre, le Mouvement du 5 juin annonce pour bientôt la fin de la trêve de l’opération « Désobéissance civile ». « Le M5-FRP a également décidé de la fin de la trêve de 72 heures après la célébration de la fête de la Tabaski. Nous appelons la jeunesse malienne à se mobiliser massivement », explique à RFI Nouhoun Sarr, président du Front Africain pour le développement (FAD), et membre du M5. Cette désobéissance sera pacifique, insiste t-il.

Tout en annonçant de nouvelles mobilisations, l’opposition malienne affirme douter de la volonté du pouvoir malien de dialoguer. Un exemple ? Selon les opposants, l’Etat malien a acquis récemment auprès de pays voisins, notamment de l’Algérie et la Guinée, du matériel anti émeutes pour faire face aux problèmes de maintien d’ordre lors des manifestation de rue.

« Cette attitude du régime en place dénote qu’il ne souhaite pas du tout dialoguer. Comment dialoguer avec un interlocuteur lourdement armé ? Le régime est en train de préparer une répression sanglante des manifestations », assure Me Demba Traoré, dont le parti l’URD est membre du M5.

Une autre réunion importante s’est tenue mercredi 29 juillet, celle des 30 députés que la Cédéao voudrait voir démissionner.  Ces derniers dont l’élection est contestée ont tenu une conférence de presse au mémorial Modibo Keita au cours de laquelle ils ont rejeté l’idée de démissionner. En présence de leurs avocats, ils ont expliqué qu’ils ont été élus pour cinq ans et que les lois maliennes ne prévoient pas ce genre de démissions. Parmi ces députés figurent une dizaine d’élus du parti au pouvoir, dont le président de l’Assemblée nationale.

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