Collectivités territoriales : Anomalies à la pelle !

Elle est loin d’être irréprochable, la gestion des affaires locales. Une fois de plus, la Cour des comptes met le doigt sur nombre de dysfonctionnements. Il faut croire que les édiles locaux s’embarrassent peu des règles de base en matière de gestion transparente. Hilarant !

Les collectivités territoriales jouent un rôle charnière en matière de développement. Pas moins de 19% de l’ensemble des dépenses d’investissement de l’Etat relève t’on y sont englouties. Leurs apports en recettes se sont accrus avec une moyenne annuelle de 5,52% sur la période 2009-2013. Que de milliards sont ainsi brassés. Mais dans ce tableau, c’est la partie sombre de la gestion qui a focalisé l’attention de la Cour des comptes.
Les magistrats qui dépendent de l’institution pilotée par D. Jettou ne chôment pas. Pas moins de 127 missions ont ainsi été effectuées par les Cours régionales des comptes auprès de 9 préfectures et provinces, 27 communes, 83 communes rurales… Dans la foulée, ces limiers ont passé au peigne fin 5 contrats de gestion déléguée.
En se basant sur les constatations dûment établies, le rapport de la Cour des comptes met en lumière l’insuffisance de la mise en œuvre des plans de développement, l’absence d’organigrammes stables et approuvés et l’inexistence d’un manuel de procédures administratives. Sur le même volet, la juridiction financière a relevé que certaines communes prennent en charge des dépenses ne relevant pas de leurs attributions et mettent leurs fonctionnaires à disposition d’autres administrations.
Elle a également tiré la sonnette d’alarme quant à l’insuffisance de la formation continue du personnel communal et l’impact engendré sur leur efficacité.
La gabegie qui défraye la chronique est imputable à l’organisation des services chargés de la gestion des recettes communales qui se fait sans procédures formalisées et demeure dépourvue des moyens nécessaires à la gestion des recettes.
Mieux encore, le rapport épingle le manque de communication et de coordination entre les services chargés de la gestion des recettes et « l’absence de coordination entre les services communaux et les autres services en matière de maîtrise de l’assiette fiscale.
Pis encore, il a mis le doigt sur l’ambigüité existante en matière de délimitation des responsabilités en matière de gestion des recettes.
Par ailleurs, la Cour reproche aux communes de ne pas maîtriser leurs dépenses en personnel qui représentent à elles seules environ 55% des dépenses globales de fonctionnement.

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