The news is by your side.

Comité National Olympique Marocain: Changer le changement

16
Le CNOM (Comité National Olympique Marocain ) se dote pour la première fois de nouveaux statuts depuis sa fondation en 1959, adoptés hier mardi à l’unanimité. Mais il semble qu’on est en train de changer le changement et de réformer la réforme. Décryptage laconique.
Malgré un tollé d’incohérences qui plombent les statuts dont la rédaction laisse à désirer dans les deux langues (arabe et français ) , on persiste à personnaliser la chose olympique où l’on fait du successeur de l’actuel président du CNOM, un problème de fond à l’instar de l’écrasante majorité des présidents de fédérations sportives qui se bousculent aux portillons à l’envi de s’approprier un siège au sein du Comité Exécutif. Idem pour cette dame qui siège au CIO depuis deux décennies et qui tire les ficelles en vue de se procurer l’éligibilité à la présidence.
D’aucuns ont beau intervenir lors de cette AGE mais à aucun moment ils ne se sont penchés sur les problèmes de fond notamment la cohérence et la pertinence qui font défaut à ces statuts. On aurait apprécié si avait d’abord élagué les inconsistances statutaires en jonglant judicieusement avec les dispositions générales de la Charte Olympique Internationale et l’ordonnancement juridique public au Maroc. Et le plus important, c’est d’élargir le champ d’intervention du CNOM pour qu’il ne soit pas uniquement le représentant du mouvement olympique au Royaume du Maroc mais aussi l’interlocuteur du mouvement sportif marocain devant les pouvoirs publics. Car la prétendue tutelle du ministère de la Jeunesse et des Sports est tombée en désuétude et n’a aucun droit de cité. Un ministère qui régente le sport à la manière des États Totalitaires Globalitaires.
L’assistance a, lors de cette AGE du CNOM , décidé de l’augmentation du nombre de postes à pourvoir pour élire les membres du Comité Exécutif en passant de neuf membres à quinze. Ce qui est déjà trop car quand on jette un regard sur la trentaine de fédérations de sports olympiques, la plupart n’ont pas ni la taille d’une véritable fédération ni le potentiel humain pour prétendre à une représentativité au sein du Comité Exécutif.
Les participants à cette AGE ont in fine adopté le scrutin de liste comme s’il s’agissait d’une mode qui va favoriser l’émergence d’une équipe de gestion composée de compétences.
Au CNOM comme aux fédérations sportives voire du ministère de la Jeunesse et des Sports, on s’emmêle les pinceaux. Et quand on réagit, c’est pour que tout change pour que rien ne change. Le vrai changement n’est pas pour demain.
Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :