Concours financier public au sport: Sans reddition des comptes…

Le financement public du sport provient souvent des collectivités territoriales pour les associations sportives et du ministère de la Jeunesse et des Sports pour les fédérations sportives, voire le CNOM. Le tout sans reddition des comptes !

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Concours financier public au sport: Sans reddition des comptes…

Le montant global des subventions financières allouées aux associations sportives et aux fédérations sportives par les collectivités territoriales et le ministère de la Jeunesse et des Sports est estimé à 1 milliard de dirhams chaque année. Des subventions financières qui sont redistribuées sans critères et sans aucun respect des objectifs statutaires des associations. La reddition des comptes est un principe qui est esquivé. Surtout, le code des juridictions financières (Article 87) qui exige la déclaration du bilan financier annuel à la cour des comptes de chaque bénéficiaire du concours financier public, association ou fédération. 

Pour la troisième fois, le ministre de l’Intérieur interpelle les collectivités territoriales pour serrer la ceinture quant à la budgétisation qui désormais doit être restreinte au fonctionnement au détriment des investissements. Les subventions accordées aux associations sportives vont être certes revues à la baisse. La part du lion est toujours consacrée aux associations du football qui les dépensent dans des rubriques qui n’ont pas le caractère d’intérêt commun, tels qu’ils sont spécifiés dans les statuts.   

De même pour les fédérations sportives, le ministère de la Jeunesse et des Sports signe des conventions d’objectifs sans que les fédérations ne soient habilitées et sans exiger de ces dernières de se soumettre à la déclaration obligatoire de leurs bilans annuels à la Cour des comptes.

C’est la raison pour laquelle le ministre de l’Intérieur et le ministre de la Jeunesse et des sports doivent rappeler les associations et les fédérations sportives à l’ordre, en mettant en œuvre la responsabilité et la reddition des comptes. 

Tout cela conduit a juger le laxisme des collectivités territoriales et du ministère de la Jeunesse et des sports de révoltant. C’est le cas par exemple de fédérations sportives qui ont vu leur gouvernance non certifiée par les auditeurs d’un cabinet diligenté par le ministère du temps de Rachid Talbi Alami. Le cas du Rugby et du Badminton est flagrant. Même pas une mise en demeure. Faut-il dire que le directeur du sport se déguise en redresseur des torts et défenseur de l’indéfendable ? Sa sortie récente lors d’un webinaire, organisé par le CNOM, a fait bâiller tout le monde. Les bons à rien ont souvent prêché l’ignorance ! ‘’ A beau mentir qui vient de loin’’, diraient les orfèvres de la chose sportive.

 

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