The news is by your side.

COP 22/Le Maroc célèbre l’entrée en vigueur de l’accord de Paris : Tour Hassan et Menara, deux symboles illuminés

10
Le Royaume a célébré aujourd’hui vendredi l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris. Rien de plus normal, puisque c’est vers Marrakech, capitale des Almoravides, que les regards se tournent pour suivre la COP-22. A l’instar de la capitale française qui habillera la tour Eiffel et l’Arc de Triomphe à cette occasion, le Maroc célèbre cette entrée en vigueur avec la mise en lumière de la Tour Hassan de Rabat. A 20 heures précises, le monument symbole de la capitale chérifienne se parera de vert, signal fort d’ancrage dans le Royaume des engagements de mobilisation pour le développement durable et la lutte contre le changement climatique.
En se parant de ses meilleurs atours pour accueillir les es travaux de la conférence des Nations Unies sur les changements
climatiques, Marrakech célèbrera également cette entrée en vigueur de l’accord. Les Marrakechi sont invités, à travers une “ flashmob”, à rejoindre le regroupement prévu sur la Place du 16 novembre pour une parade urbaine à destination de la Place Jemaa el Fna.
Cette déambulation joyeuse se veut aussi un espace de partage d’une parole collective, donnant ainsi l’occasion à tous les publics, petits et grands, d’exprimer leur engagement pour la planète et de participer à une expression créative original, sous le titre « Le Grand Cycle du Changement ». L’événement est organisé par le collectif Eclat de Lune-Awaln’art, connu pour ses animations joyeuses à Marrakech.
Plus de 150 artistes, une centaine de gurants, des marionnettes géantes, de nombreux acrobates, des échassiers africains, des danseurs déambuleront, accompagnés d’une cinquantaine vélos ballons, de vélos éoliennes et bateaux, de tricycles décorés, de bobines géantes, ils suivront la musique entraînante d’une batucada de percussionnistes, ainsi qu’un camion musique sur lequel un groupe de fusion rock- marrakchi donne le rythme.
La soirée se poursuivra avec un spectacle de lumière à la Ménara à partir de 19h30. La scénographie visuelle reprendra le principe des 4 éléments : vent, feu, eau et terre. Ces tableaux poétiques seront projetés sur des écrans d’eau au-dessus du bassin. Deux écrans géants de 30 m de large accompagnés d’un show laser accueilleront les projections venant du pavillon de la Ménara, véritable 5e élément de ce spectacle. De quoi donner un autre tempo au concerto classique interprété in situ plutôt par le pianiste Merouane Benabdellah, jeune virtuose marocain. Il accompagnera par son interprétation, la mise en lumière du monument et de son bassin ; monument symbole du savoir-faire ancestral de la gestion de l’eau, choisi pour symboliser la COP22.
Tout ce programme a été annoncé lors d’une conférence de presse animée à Casablanca par Salaheddine Mezouar, Abdeladhim El Hafi, Driss Elyazami et Said Mouline, respectivement Président de la COP 22, Commissaire, et les responsables des pôles société civile et des partenariats public/privé.
Pour entrer en vigueur, l’accord de Paris nécessitait la ratification par 55 pays représentant au moins 55 % des émissions de gaz à effet de serre, ce qui s’est finalement concrétisé plus vite que les pronostics des experts. Ces seuils ont été franchis en octobre, ouvrant la voie à une entrée en vigueur un mois plus tard. Aujourd’hui, 92 des 192 pays ayant signé le texte l’ont ratifié. Mais la célérité avec laquelle l’étape de l’entrée en vigueur a été franchie ne doit pas occulter les immenses efforts que les pays vont devoir faire désormais pour respecter l’objectif de limiter « bien en deçà de 2 °C » la hausse du thermomètre mondial.
Le quatuor qui a animé la conférence à Casablanca reste confiant. Mais ils savent que beaucoup de sueur est encore attendue pour boucler les engagements des uns et des autres d’ici à 2017. Le dossier est chaud, très chaud même. Cela revient à dire que les pays vont devoir faire plus que les engagements qu’ils ont pris dans le cadre de l’accord de Paris, qui prévoit un mécanisme pour réviser à la hausse les objectifs. Cette question de l’ambition collective et de celle de chaque pays sera forcément abordée à Marrakech. Tous les espoirs sont permis. Y compris en matière de financement, une aide publique de 100 milliards de dollars étant promise d’ici à 2020 aux pays en développement. Pour S. Mezouar, le Maroc entend défendre les intérêts de l’Afrique à cette occasion. Sans pour autant oublier que les intérêts des divers continents sont interdépendants. D’où la nécessaire réorientation des flux financiers mondiaux vers des activités « bas carbone » (peu ou pas émettrices de CO2), un défi qui exigerait, estime l’ONU, entre 5 000 et 7 000 milliards de dollars par an.
Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :