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Cop 27 : A. Maazouz expose la vision marocaine de la résilience urbaine et des villes intelligentes

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Les intervenants se sont mis d’accord sur l’importance de créer des villes intelligentes en tant que nouveau modèle pour répondre aux chocs et pressions engendrés par les changements socioéconomique, environnemental et technologique qui pourraient affecter les systèmes urbains, y compris les systèmes de transport, la qualité de l’air, les services énergétiques, etc. Ils ont également insisté sur la nécessité d’élaborer un modèle de gestion des villes résilient et durable, permettant d’apporter des solutions dont a besoin la population.

Intervenant à cette occasion, Abdellatif Maazouz, vice-président de l’Association des Régions du Maroc et président de la région de Casablanca-Settat, a souligné que les solutions intelligentes et numériques promettent un monde nouveau dans lequel les répercussions du changement climatique peuvent être atténuées, estimant que l’Afrique dispose de suffisamment de potentialités, notamment humaine et naturelle, pour réaliser des progrès tangibles dans le domaine du développement durable.

Au cours de cette rencontre, à laquelle a pris part également Mbarka Bouaida, présidente de l’Association des Régions du Maroc et présidente du Conseil de la région de Guelmim-Oued Noun, A. Mazouz a indiqué que la réalisation de ce pari est tributaire de la mise en place des partenariats bénéfiques à toutes les parties, affirmant que le choix de la décentralisation dans la gestion des affaires publiques ouvre la voie pour atteindre cet objectif. Il a aussi appelé les établissements spécialisés, publics et privés, à adhérer aux efforts des responsables pour gérer les régions et l’action locale, notamment en proposant des solutions innovantes, ainsi qu’à travers le financement et l’investissement.

Il a aussi estimé que « les politiques publiques en matière de déploiement des CDN (Contributions déterminées au niveau national) ne peuvent pas atteindre les objectifs fixés sans la contribution forte et engagée des gouvernements infranationaux, considérant qu’il s’agit de mettre en œuvre des actions sur les territoires qui nécessitent une programmation et des mesures de proximité ».

Le Maroc dispose d’un cadre politique et réglementaire pour ce faire, a-t-il noté, évoquant dans ce sens, la régionalisation avancée qui figure à l’article 1 de la Constitution comme mode de gouvernance territoriale. Le président de la région de Casablanca-Settat a indiqué que les 12 Régions du Maroc sont essentiellement chargées du développement durable et inclusif de leur territoire, tandis que les questions environnementales relèvent des prérogatives propres des Conseils Régionaux. A cet égard, il a passé en revue des initiatives de « smart territories » qui sont déjà concrétisées au niveau urbain à travers notamment la ville verte, au sud de Casablanca, qui est d’une superficie de 1000 hectares avec plus de 100.000 habitants et des activités très peu, voire pas polluantes tels que les services de santé, d’ingénierie, d’éducation et de formation, de services clients à distance, d’industries pharmaceutique et de montage aéronautique, etc… « Au nord-est de Casablanca, une nouvelle smart city » est en train de pousser. La ville de Zenata, d’une superficie de 1860 ha, est « un modèle de ville intégré et innovant », a-t-il poursuivi, ajoutant qu’elle abritera 300.000 habitants et sera créatrice de 100.000 emplois à l’horizon de 2030. Cette Smart city est entièrement équipée en énergies renouvelables avec d’importants espaces dédiés aux startups et aux nouvelles technologies non polluantes, y compris en termes de logistique, a-t-il expliqué, notant également que la province de Benslimane est d’ores et déjà annoncée comme territoire d’économie verte pour le tourisme, la santé et le bien-être, le sport, l’enseignement et la recherche…

Concernant le transport urbain, il a fait savoir que la région dispose du tramway comme mode de transport non polluant avec 2 lignes en exercice et 2 autres en cours de finalisation pour démarrer au 2-ème semestre 2023. La mise en œuvre des différentes projets relatifs aux villes intelligentes et durables est tributaire du soutien politique, de la bonne gouvernance et des consultations intensives au niveau territorial entre les élus, les administrations publiques, les universités, les acteurs économiques et la société civile, a conclu A. Mazouz.

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