Cosumar, intégrateur de la filière sucrière

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Une approche éco-systémique

 
Le développement de la filière sucrière relève de l’engagement sacerdotal partagé par le top management de Cosumar. Même si le gros de la transformation se fait à partir du raffinage du sucre brut importé, le leader national du sucre fait tout pour rééquilibrer la balance au profit de la production nationale.
La modernisation de la filière sucrière n’est pas un vain mot. En tout cas, la direction de Cosumar ne lésine pas sur les moyens pour faire partager son souci de développement de la filière à tous les membres de la Fimasucre. Le partenariat entre l’industriel et les producteurs nationaux de betterave et de canne à sucre a très tôt fait de hâter le processus d’agrégation qui engage les deux parties. Aujourd’hui, le bilan qui s’affiche au niveau de la filière a de quoi réjouir ceux qui ont cru au bine fondé d’une démarche basée sur la collaboration « win-win ».
 
Pari gagnant
Si de meilleures performances agricoles ont été obtenues grâce à la généralisation de la semence monogerme (le seuil de 94% a déjà été atteint au niveau du total des superficies dédiées) et à un taux de mécanisation qui fait pâlir de jalousie d’autres spéculations (90% à l’heure actuelle), c’est pour que les producteurs puissent bénéficier de revenus plus conséquents. Actuellement, les taux de rendement sont passés en l’espace d’une décade de 7 à 10,2 tonnes à l’hectare. D’ailleurs, il n’est pas étonnant que l’exemple du périmètre de la Moulouya soit cité en exemple à suivre puisque la mécanisation a déjà atteint les 100%.
L’affaire est loin d’être anodine lorsque des chiffres clé sont alignés pour donner corps à cette agrégation. Car ce ne sont pas moins de 80.000 agriculteurs qui sont concernés par l’accompagnement. Un accompagnement qui intervient sur plusieurs plans allant du financier au technique, outre le social. Dans ses habits d’agrégateur, Cosumar ne se sent nullement à l’étroit au vu des innombrables actions menées de front. Le soutien financier et l’encadrement technique permettent aux producteurs des plantes sucrières de meilleurs rendements et donc une revalorisation des revenus ainsi récoltés. Cosumar qui prend sur lui le transport de la production agricole vers les usines de traitement garantie une totale transparence lors de l’agréage, dans les centres de réception modernisés, de la betterave et de la canne à sucre. L’agrégateur offre en plus une garantie d’achat de la production. Et quand bien les aléas climatiques entrent en jeu, un fonds de solidarité assure la protection des producteurs dans le cadre de Fimasucre. Cela sans évoquer l’accompagnement social des familles d’agriculteurs… Ce n’est donc pas pour rien que la FAO a distingué en 2009 déjà le Groupe Cosumar pour son rôle d’agrégateur. Un rôle duquel on ne saurait soustraire sa forte contribution à l’essor régional, des pôles économiques autour des sucreries étant créés via la multiplication de sociétés prestataires. Une dynamique que vit aussi le monde rural à travers l’essor d’entreprises de services et de travail saisonnier (manutention, transport). « Cette vision stratégique permet la dynamisation économique des régions, le maintien des populations au service du développement local, mais surtout la valorisation des investissements stratégiques de l’Etat (barrages, réseaux hydro-agricoles) avec le développement d’activités connexes à la filière sucrière », assure-t-on.
Bien plus, un rôle primordial a été accordé au segment « Recherche & Développement » pour tirer les performances des cultures sucrières vers le haut. Et il faut croire que des efforts considérables ont été fournis dans différents domaines naguère en jachère. Ce n’est donc pas pour rien que Fimasucre n’a pas hésité à consacrer pas moins de 40 hectares pour la mise sur pieds d’une Centre de recherche des cultures sucrières (CRCS). Avec pour objectif final d’améliorer les performances agricoles et de la betterave et de la canne à sucre. Et dans ce cadre, force est de souligner que des projets R&D ont été scellés avec des organismes nationaux et internationaux pour aller de l’avant. Des conventions ont été, ainsi, concrétisées avec des instituts et des fédérations de renommée pour bénéficier de leur expertise.
Si Cosumar est connu pour ses produits phares en sucre, il n’en reste pas moins qu’il offre aussi une gamme de produits à usage agro-industriel. Aliment de bétail et levures en font partie. Cela sans occulter la gestion des déchets comme source combustible.
 
L’agrégateur de la filière développe aussi des ambitions en terme de productivité qui s’alignent avec les objectifs du Plan Maroc Vert. Ainsi, à l’horizon 2020, le rendement à l’hectare devrait être porté à 12, voire 13 t/ha. Et permettre ainsi un taux de couverture des besoins en sucre de 56%.
Excipant un avenir meilleur, Cosumar a mis sur la table 5,5 milliards de Dh d’investissements pour augmenter les capacités de traitement des sucreries à 5 millions de t/an de plantes sucrières. Ce programme d’investissement lourd a permis d’atteindre une capacité industrielle de 1,65 million de tonnes de sucre blanc par an, dépassant ainsi la barre des 1,2 M/t qui exprime les besoins du marché local. Une surcapacité qui répond aux standards les plus exigeants en la matière. C’est ce qui prédispose l’agrégateur à développer son activité aussi à l’export avec un volume supérieur à 200.000 t par an.
En croissance, Cosumar a le droit d’afficher ses ambitions comme exportateur régional en tablant sur la notoriété de sa marque à l’échelle mondiale.
Bon vent !

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