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Côte d’ivoire: Un tremplin vers la cedeao

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Entre le Maroc et la Côte d’Ivoire, l’avenir de la coopération est prometteur. Dans cet entretien, Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre ivoirien des ressources animales et halieutiques brosse un tableau des divers chantiers où la coopération bilatérale pourrait mieux s’exprimer. La pêche en fait partie.

PERTINENCES: VOTRE PAYS EST L’INVITÉ D’HONNEUR DU SALON HALIEUTIS QUI SE TIENT À AGADIR. CONCRÈTEMENT, EN QUOI CELA PEUT-IL RAFFERMIR DAVANTAGE LES LIENS DE COOPÉRATION DE LA CÔTE D’IVOIRE AVEC LE ROYAUME DU MAROC ?

KOBENAN KOUASSI ADJOUMANI : Ce salon est une réelle occasion de raffermir les liens de coopération qui nous unissent au royaume du Maroc. En effet, ce salon est une opportunité d’échanges entre les différents acteurs du secteur. Il donne ainsi l’occasion de consolider les différents accords de coopération signés entre nos deux pays dans le cadre de la coopération sud-sud.

QUELLES SONT VOS ATTENTES EN MATIÈRE D’UNE RELANCE DE L’INVESTISSEMENT DU MAROC AVEC LES PAYS AFRICAINS ?

K.K.A : Le Maroc est un pays qui a un savoir-faire bien connu. Ce savoir peut être partagé avec les autres pays africains à travers les programmes d’investissement. En cela, la Côte d’Ivoire occupe une place stratégique en Afrique de l’ouest qui permet d’accéder au marché sous régional des 15 pays membres de la CEDEAO. Mais cet investissement doit être sécurisé par les politiques des différents pays bénéficiaires.

SUR LE PLAN TECHNIQUE, QU’ATTENDEZ-VOUS DU TRANSFERT ÉVENTUEL DU SAVOIR-FAIRE MAROCAIN EN TERMES DE GESTION DES PÊCHERIES ?

K.K.A : Dans le domaine des pêcheries, le Maroc constitue un modèle pour l’ensemble des pays africains. L’expérience marocaine est partagée à travers la COMHAFAT qui œuvre beaucoup pour une bonne gestion des pêches des 22 Etats membres. La plupart des cadres de mon département ont été formés au Maroc et d’autres y ont effectué plusieurs stages de perfectionnement. Nous comptons sur l’expertise du Maroc dans la gestion des villages de pêcheurs. Sur le plan pratique, nous venons de bénéficier d’un financement du Maroc pour la construction d’un village de pêcheurs. Nous comptons multiplier le nombre de village de pêcheurs sur la base de l’expérience qui sera acquise. En matière de surveillance des pêches, nous avons beaucoup à apprendre de l’expérience marocaine.En dehors du secteur des pêches, ce pays a des projets dans le domaine de l’habitat, de la cimenterie, des infrastructures et bien d’autres encore. Tout ceci constitue des opportunités pour le transfert du savoirfaire marocain.

Y A-T-IL D’AUTRES VOLETS DE LA COOPÉRATION QUI MÉRITENT UNE COLLABORATION BILATÉRALE PLUS FORTE ENTRE VOS DEUX NATIONS?

K.K.A : La Côte d’Ivoire est un pays doté de plusieurs ressources naturelles dans les secteurs agricole, minier et énergétique. Le gouvernement a élaboré un cadre de développement de tous les secteurs dans le Programme National de Développement. Nous avons des besoins d’investissement également dans d’autres secteurs ; notamment l’éducation, la santé, les infrastructures, etc.

QU’ATTENDEZ-VOUS DE LA VALORISATION DES PRODUITS DE LA PÊCHE DANS CE CADRE-LÀ ?

K.K.A : La Côte d’Ivoire dépend de beaucoup de pays pour son approvisionnement en produits halieutiques. Le Maroc figure parmi nos 10 premiers fournisseurs en poissons. Nous pensons que le Maroc peut jouer un grand rôle dans le domaine spécifique de la transformation de nos produits de la pêche. À cet effet, le Centre de Promotion des Investissements de Côte d’Ivoire (CEPICI) constitue un gage de sécurité pour tous nos partenaires qui acceptent d’investir chez nous.

LA COOPÉRATION BILATÉRALE ENGLOBE-T-ELLE LA DÉFINITION D’UNE STRATÉGIE AFRICAINE DANS LES NÉGOCIATIONS MULTIPARTITES, NOTAMMENT AUPRÈS DE LA FAO?

K.K.A : L’Afrique a fortement besoin d’une union pour aborder certaines négociations. En cela, la définition d’une stratégie africaine est nécessaire pour espérer tirer le maximum d’avantages de ces négociations.

LE DROIT DE LA MER ET SES IMPLICATIONS SONT-ILS À L’ORDRE DU JOUR ?

K.K.A : Le droit de la mer est un instrument important pour la gestion des pêcheries. Tous les instruments internationaux de gestion de pêche font référence au droit de la mer qui est l’avenir de l’Homme comme le stipule le thème du 3ème salon Halieutis. Le droit de la mer est donc d’actualité et j’invite tous les pays à y adhérer.

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