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Course à la Maison Blanche : D. Trump divise les républicains

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Les déboires de Donald Trump provoquent un vent de panique au parmi les républicains qui craignent un nouvel échec à la présidentielle et un possible basculement du Sénat aux mains des démocrates. Ses propos obscènes sur les femmes (même si elles datent !) et les résultats des débats face à sa rivale Hillary Clinton, sont de nature à le disqualifier de la course à la Maison Blanche. Le style du trublion du GOP (Grand Old Parti, surnom du parti républicain) avait poussé des ténors républicains à rejeter le candidat. Mais le phénomène a tendance à s’accélérer alors que la candidate démocrate creuse l’écart dans les sondages. D’ores et déjà, le New York Times évalue à 160 le nombre de cadres républicains qui refusent de soutenir le candidat D. Trump. Depuis la diffusion de la fameuse vidéo sur les femmes, le magnat de l’immobilier est isolé dans le coin du ring. Forçant des républicains à sortir de l’ombre pour exiger que Trump jette l’éponge. L’enjeu est éminemment politico-électoral. Car en même temps que leur président, les Américains vont aussi élire, le 8 novembre, leurs élus à la Chambre des représentants et renouveler un tiers des sièges du Sénat. Le retard pris par le candidat républicain sur Clinton menace désormais une partie de ces candidats républicains, notamment dans les Etats-clé (swing states). Une désaffection pour le prétendant républicain à la Maison Blanche pourrait ruiner la carrière des prétendants républicains dans ces scrutins. Voilà pourquoi le chef de la majorité républicaine du Sénat, Mitch McConnell, recommande aux sénateurs de se focaliser avant tout sur leur propre réélection. Quant au président républicain de la Chambre des représentants, Paul Ryan, il a annoncé son intention de « ne pas défendre ou ne pas faire campagne » pour Donald Trump. Il préfère se consacrer « à protéger (les) majorités [républicaines] au Congrès ». Une prise de distance pas désintéressée, là aussi, Ryan ayant des ambitions pour la présidentielle de 2020.
Signe de l’agressivité du climat au sein du GOP, Trump et son entourage ont vivement invectivé tous les « traîtres » qui le lâchent, assurant qu’ils perdraient les scrutins dans lesquels ils sont engagés.
Compte tenu du rapport de force actuel, il suffirait que les démocrates gagnent quatre sièges pour regagner la majorité au Sénat, perdue en 2014, ce que les sondages n’excluent pas. Ils seraient alors à égalité avec les républicains avec 50 sièges chacun. Et dans ce cas de figure, les élus sont départagés par le vice-président, qui préside le Sénat. La majorité dépend donc aussi du résultat de la présidentielle.
La probabilité d’un changement de majorité à la Chambre des représentants, actuellement dominée par les républicains, est en revanche très faible. Les seuls sièges susceptibles de changer de couleur politique sont ceux restés vacants et ceux issus d’un redécoupage électoral. Or, aujourd’hui, les républicains détiennent 34 sièges d’avance sur les démocrates. D’après les sondages, seule une vingtaine est susceptible de changer de camp.
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