The news is by your side.

Crise migratoire : L’ONU interpellée…

12
Si les pays membres de l’Organisation des Nations unies (ONU) sont appelés à adopter lundi 19 septembre à New York, en prélude de l’Assemblée générale, une série d’engagements répondant à la plus grave crise migratoire depuis la deuxième guerre mondiale, bien des ONG y voient déjà un ratage. Car ce premier sommet onusien consacré aux migrations qui intervient dans un climat géostratégique des plus tendus sevrait se contenter de l’adoption d’une simple déclaration politique qui met l’accent sur « le respect des droits fondamentaux » des migrants, la coopération internationale pour endiguer le trafic et la xénophobie ou l’accès à l’éducation pour les enfants déplacés.
Mais elle ne contient pas d’objectifs chiffrés, et surtout pas d’engagement précis sur la répartition du fardeau.
Le secrétaire général Ban Ki-moon avait suggéré que les pays accueillent chaque année 10 % du total des réfugiés, aux termes d’un « pacte mondial ». Mais, au fil des négociations, cet objectif a disparu et le pacte a été renvoyé à 2018 au plus tôt.
Oxfam, ONG britannique connue pour ses engagements en faveur des droits des migrants n’a pas cherché à cacher ses critiques à l’endroit des gouvernements qui « vont sans doute se congratuler lundi, mais leurs engagements politiques sont bien en deçà de ce qu’il faudrait pour traiter le problème ».La situation est pourtant des plus graves. A travers le monde, on compte pas moins de 65 millions de personnes déplacées, dont 21 millions de réfugiés fuyant persécutions, pauvreté et/ou conflits. Sans précédent, cette crise fait aussi réagir Médecin du monde qui constate, via sa présidente, l’absence de volonté politique forte ». Françoise Sivignon déplore ainsi « l’absence d’un véritable plan de relocalisation » et la mention dans le projet de déclaration finale de « la rétention des enfants, qui pour nous n’est pas acceptable ». Quant à la Fédération internationale de la Croix-Rouge, elle rappelle qu’en deux ans 7 000 hommes, femmes et enfants ont péri en Méditerranée.
Karen Abuzayd, représentante de M. Ban pour ce sommet, a fait valoir que les pays vont s’engager dans leur déclaration d’intention à atteindre l’objectif fixé par le Haut-Commissariat pour les réfugiés des Nations unies. Or celui-ci préconise de relocaliser 5 % du total des réfugiés. Cela équivaudrait à 1,1 million en 2017, contre 100 000 en 2015, « soit dix fois plus », affirme-t-elle.
Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :