D. Trump ferraille dur pour intégrer la Maison Blanche : Le choc d’une équipe de choc

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A quelques jours de son intronisation, la présidence de Trump démarre avec les comparutions de ses ministres devant le Sénat. Le bal des « hearings » sera des plus prometteurs. Business et politique délient les langues. Le népotisme est déjà dénoncé…
Comme l’avait fait son prédécesseur en 2008 et 2012, Donald Trump accélère la cadence pour intégrer le Bureau Ovale tout paré. Voilà pourquoi il met à profit la reprise de la session du Congrès pour que les ministres qu’il a désignés soient auditionnés. C’est au Sénat que ces examens de passage devant les commissions spécialisées se déroulent conformément à la tradition américaine, où le législatif passe au crible le pedigree de chaque responsable choisi par le président.
Quoi que formelle, la session n’est pas pour autant dénuée d’intérêt. En effet, les sénateurs appartenant à la commission spécialisée qui va avoir à faire avec le ministre mettent ce dernier sur le gril, et vérifient qu’il n’y a rien dans ses antécédents familiaux ou professionnels qui puisse altérer son action.
Sauf qu’avec le phénomène Trump, l’affaire est loin d’être entendue. Jamais l’administration US n’a compté autant de milliardaires et de généraux qu’aujourd’hui. Il faut croire que l’Office of Government Ethics (OGE) aura du pain sur la planche. Sachant que les responsables désignés par le successeur d’Obama doivent, avant de défiler devant les différentes commissions, remplir des dossiers de renseignements sur leur situation personnelle, leurs avoirs, la façon dont ils ont coupé les ponts avec leur business s’ils sont chefs d’entreprise, leurs liens avec des pays ou des sociétés étrangères. Déjà sept nouveaux pontes devraient affronter, entre mardi et mercredi, dans des salles où le public s’entasse, et devant les caméras de toutes les chaînes d’information, un panel de sénateurs. Jeff Sessions, nommé à la justice, ouvrira le bal des « hearings ». Conservateur pur jus, le futur ministre de la Justice s’est toujours déclaré hostile à l’avortement et au mariage homosexuel et a milité contre une loi qui tentait de régulariser certains sans-papiers. Pour céder la place, le lendemain, à des personnalités plus controversées, tels Rex Tillerson, PDG d’Exxon, pressenti au Département d’Etat, le général James N. Mattis, ministre de la Défense…
Mais l’affaire se corse aussi pour ceux dont le statut de conseillers personnels du Président ne les prédispose pas à être assujettis à cet exercice. Jared Kushner, benjamin de la team Trump, mari d’Ivanka, la fille du Président, sera nommé conseiller spécial, tandis que son épouse fera aussi partie du Cabinet. Les médias américains se joignent à de nombreux députés et sénateurs, y compris au sein du Parti républicain, pour évoquer déjà le népotisme. Mais qu’à cela ne tienne, D. Trump semble sûr de son coup. Et rassure par des Tweet dont il a le secret.

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