D. Trump, investi, déclare sa flamme : Aux agents de la CIA !

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« Je suis complètement avec vous. […] Je vous aime, je vous respecte ». Le nouveau locataire de la Maison Blanche n’a pas lésiné sur les mots face aux employés de la CIA, samedi 21 janvier, alors qu’il se trouvait en visite au siège de l’agence de renseignement à Langley, en Virginie. Il avait à cœur d’apaiser la polémique née de ses propos très critiques à l’encontre de l’agence de renseignement avant sa prise de fonction. « Personne n’est aussi attaché à la communauté du renseignement et à la CIA que Donald Trump », a-t-il déclaré, parlant de lui-même à la troisième personne. « Nous sommes sur la même longueur d’onde, nous allons faire des choses fantastiques », a-t-il encore dit, évoquant en particulier la lutte contre l’organisation État islamique (EI). « Nous n’avons pas utilisé les réelles capacités dont nous disposons. Nous devons nous débarrasser de l’EI, nous n’avons pas le choix », a-t-il martelé. Mike Pompeo, choisi pour diriger la prestigieuse agence, n’a pas encore été confirmé par le Congrès. Âgé de 52 ans, ce parlementaire républicain « faucon », adversaire farouche de l’Iran des mollahs, fut un opposant déterminé et mordant de l’administration Obama. Mais il faut aussi rappeler que John Brennan, chef sortant de l’agence, avait recadré le Président Trump en lui enjoignant de saisir que « les enjeux dépassent sa personne, il s’agit des États-Unis et de la sécurité nationale. Il va avoir l’occasion de passer à l’action, en contraste avec le fait de parler et tweeter ».
Donald Trump avait en particulier jugé « scandaleux que les agences de renseignement aient permis (la publication) d’une information qui s’est révélée être erronée ». « C’est le genre de choses que l’Allemagne nazie faisait », avait-il tweeté. John Brennan s’était dit « révolté » par cette comparaison. La crispation est-elle définitivement enterrée ?
En tout cas, D. Trump ne manque pas d’adversaires. Il s’est demandé pourquoi les manifestants qui ont défilé en masse contre lui n’étaient «pas allés voter» à la présidentielle du 8 novembre. «Les célébrités ont fait beaucoup de mal à leur cause», a-t-il ajouté. Le président a entamé son mandat avec des manifestations massives d’opposants. Plus de deux millions de personnes ont participé, samedi dernier, aux «marches des femmes» organisées à travers le pays pour la défense des droits civiques et contre Donald Trump. De nombreux rassemblements ont également eu lieu dans le monde. Ils étaient plus d’un million à Washington, selon les organisateurs, un demi-million de manifestants à Los Angeles, selon la police, ainsi qu’à New York, et des centaines de milliers à Chicago, Dallas, San Francisco, St Louis, Denver, Boston et dans des dizaines de villes américaines. Le même jour, le nouveau Président a fustigé les médias, accusés d’avoir menti sur l’estimation du nombre de personnes ayant assisté à sa prestation de serment. «Honnêtement, cela a l’air d’un million et demi de personnes, cela allait jusqu’au Washington Monument» (l’obélisque du centre de la capitale américaine), a-t-il affirmé à l’occasion d’une visite au siège de le CIA à Langley, en Virginie. Et d’indiquer : «Je regarde cette chaîne de télévision, et ils montraient des pelouses vides et parlaient de 250 000 personnes.» «C’est un mensonge», a-t-il poursuivi. Evoquant sa «guerre» en cours contre les médias, le 45e président des Etats-Unis a affirmé que les journalistes faisaient partie «des êtres humains les plus malhonnêtes de la terre». La police américaine ne fournit en principe pas de chiffres lors des manifestations, mais les images aériennes diffusées vendredi par les télévisions américaines montraient une foule clairement inférieure à un million et demi.

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