D. Trump Président des USA : Malgré les souhaits des Marocains…

0
Les Marocains avaient exprimé leur choix, via un sondage réalisé dans le monde arabe, en faveur de la candidate démocrate Hillary Clinton. Sans nul doute parce qu’ils ont succombé aux sirènes qui, dans le monde arabo-musulman, jetaient l’anathème sur le candidat milliardaire qui dans ses sorties médiatiques odieuses s’en prenait aux musulmans et aux arabes face auxquels les frontières de l’Empire allaient se fermer si jamais il accède à la Maison Blanche. Voilà donc que Donald Trump, candidat des plus atypiques, a réussi à damer le pion à la plus « experte et qualifiée » des candidats pour succéder à Barak Obama. La sanction du 8 novembre fera oublier aux Marocains, tombés sous le charme d’une ex-Première Dame qui aspirait à devenir locatrice de la Maison Blanche, comme dans la série très populaire « 24 heures Chrono », leurs préférences. Et les plus lucides d’entre eux doivent se dire qu’avec le retour des conservateurs aux affaires, l’Amérique verra d’un autre œil ses alliés traditionnels, comme le Maroc, qui ont souffert d’une administration Obama chatouilleuse en ce qui concerne les droits humains mais ô combien déstabilisatrice pour un monde arabo-musulman livré, au prix fort d’un « Printemps arabe », une révolution « colorée » comme tant d’autres conçues dans les laboratoires des services US pour nombre de contrées, à l’islamisme. Obama ayant cru que les Frères Musulmans, confrérie qui expire de tous ses pores le wahhabisme dont se nourrit le djihadisme daéchien, allait suivre la success story que représentait la Turquie. On sait depuis le surcoût induit par « l’hiver arabe » qui livra au monde une hydre terroriste dont la menace plane au-delà de son fief mésopotamien. Daech revendique des attentats un peu partout… Alors qu’il est devenu un instrument entre les mains de tous ceux qui ont caressé le rêve de faire bouger les frontières héritées des fameux accords de Sykes-Picot. Un seul regard lancé sur la carte du monde arabe s’avère des plus révélateurs : le feu des combats et de la désolation vont de l’Irak au Yémen en passant pas la Syrie, le Sinaï égyptien et la Libye. Une trainée de poudre qui menace de déstabilisation tous les autres Etats de l’Atlantique à la Mer rouge.
Alors, voilà le legs laissé par l’administration Obama sur laquelle des espoirs furent fondés avec le fameux discours du Caire et les décisions qu’il avait prises quant au retrait de l’Irak et de l’Afghanistan. Ce qui ne l’empêcha point de maintenir la pression militaire sur la région où les drones tueurs n’ont jamais été aussi actifs. D. Trump et ses équipes que l’on présente comme des partisans fervents de ce qu’il est convenu d’appeler isolationnisme devra gérer le chaos qui secoue toujours le monde arabo-musulman. Les jours à venir sont à même d’éclairer quant aux grandes lignes de la diplomatie US et de sa nouvelle doctrine. Le nouvel hôte de la Maison Blanche ira-t-il jusqu’au bout dans l’application de la résolution « Jasta » qui permet de gruger l’Arabie Saoudite dont des ressortissants comptaient parmi les kamikazes du 11 septembre ? Exigera-t-il des pays du Golfe, comme il l’avait laissé entendre, de payer rubis sur ongle le soutien sécuritaire dont ils bénéficient auprès des USA ?
L’affaire interpelle aussi les Marocains engagés, faut-il le rappeler, dans une alliance stratégique avec les monarchies du Golfe. Mais il est vrai aussi qu’entre les promesses électorales, comme les insultes, distribuées à la volée par D. Trump, la Realpolitik a ses exigences. Un fil conducteur, invisible à l’œil nu, assurera la jonction entre les administrations US partagées entre les ruades d’un âne et les maladresses d’un éléphant. On attendra pour voir…

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter Lire plus