Daech attaque les installations pétrolières en Irak

L’incendie qui s’est déclaré dimanche dans une raffinerie de la province irakienne de Salah ad-Din suite au tir d’une roquette a été revendiqué par le groupe terroriste Daech, précise Reuters. Selon l’agence de presse irakienne INA, le feu a été maîtrisé. 

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Daech attaque les installations pétrolières en Irak

Le groupe terroriste Daech a revendiqué l’attaque de ce 29 novembre contre une raffinerie située dans le nord de l’Irak, rapporte Reuters en se référant à l’organe de propagande des terroristes. Lors de l’attaque, le groupe terroriste a tiré deux roquettes Katioucha, indique l’agence de presse. Plus tôt dans la journée, des médias irakiens et arabes ont rapporté que, suite à un tir de projectile, la raffinerie Al-Siniya, située dans la province de Salah ad-Din avait pris feu.

«Un incendie s’est déclaré à l’usine Al-Siniya à Baïji [au nord de Bagdad, ndlr] après qu’un projectile tiré d’un LRM est tombé sur son territoire», rapporte l’agence de presse irakienne INA, se référant au service de presse des raffineries du nord du pays. Toujours selon INA, une roquette a été tirée près de l’autoroute reliant les villes d’Haditha et d’Al-Siniya.

La raffinerie en question est en effet située dans la même province que celle de Baïji, la plus importante d’Irak. Selon un communiqué émis dans la foulée par le ministère irakien du Pétrole sur Facebook, la North Refineries Company a maîtrisé l’incendie. Afin d’assurer la reprise des travaux de la raffinerie dans les prochaines heures, le ministère est en train d’évaluer les dégâts matériels causés par l’incident. À en croire le même document, il mène une enquête conjointement avec d’autres structures concernées. Aucune victime humaine n’est à déplorer, rassure le communiqué.

La faute aux FDS

Le porte-parole du Commandement des opérations conjointes irakiennes le major-général Tahsine al-Khafaji, a accusé la milice kurde syrienne des Forces démocratiques syriennes (FDS) de laisser passer les terroristes depuis la Syrie vers l’Irak, selon le site web de la télévision iranienne arabophone al-Alam.

Lors d’une déclaration à la presse T. al-Khafaji a indiqué que des forces non régulières contrôlent les frontières syro-irakiennes et « il est de difficile de traitre avec elles », ajoutant que «  les terroristes utilisent les FDS pour s’infiltrer en Irak. Dans certains cas, ces forces sont négligentes, dans d’autres, leur contrôle est affaibli. Ce qui poussent les terroristes à s’infiltrer en Irak ».

Selon lui, des caméras de surveillance seront installées et ces zones seront fermées au niveau de la frontière entre l’Irak et la Syrie qui s’étend sur 610 km. En parallèle, « le commandant en chef des forces armées a ordonné d’y édifier des obstacles dont certains seront naturels. Ainsi que des fils barbelés, des caméras de surveillance, des tunnels, des obstacles de sable », a-t-il ajouté, signalant que seuls 220 km de la frontière resteront accessibles.

  1. al-Khafaji a dévoilé qu’une étude globale a été faite sur le camp syrien al-Hol, situé non loin de la frontière avec son pays, et sur les Irakiens qui y sont installés. Contrôlé par les FDS depuis que ces derniers occupent le nord-est syrien en collaboration avec les forces d’occupation américaines, ce camp renferment les éléments terroristes de Daech et les membres de leurs familles.

Le haut-officier irakien a fait état de coordination avec les FDS pour fermer ce dossier définitivement. Et de conclure : «  nous avons franchi des étapes avancées pour en finir avec ce dossier afin qu’il puisse servir l’Irak et empêcher toute infiltration sécuritaire frontalière ».

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