Daech bouté de Syrte : Danger volatile…

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Les troupes du «Bloc soudé» ont pu faire main basse, en début de semaine, sur les derniers rescapés de Daech qui tentaient vainement de leur tenir tête. Mais il faut se rendre à l’évidence : le danger Daech n’est pas pour autant écarté de ce pays aux frontières poreuses, s’inquiètent nombre d’observateurs. Mais ces derniers ne minorent en rien la portée de la campagne de Syrte lancée le 12 mai dernier. Des troupes venant du centre, de l’ouest et du sud de Libye ont pris part à ces durs combats aux côtés des forces du «Bloc soudé», qui sont sous les ordres du gouvernement de Fayez El Sarraj. Cela sans parler du concours aérien assuré par les avions américains et français mobilisés sur ce front-là. L’aviation américaine relevant de l’Africom a procédé à 495 raids sur les positions de Daech.
Est-il loisible de parler, dans cette affaire, d’un déséquilibre des forces, les combattants de Daech ayant été estimés par les experts entre 1.300 et 1.500 éléments ? Le fait est que les combats furent rudes pour la reprise de Misrata. De source hospitalière ont apprend que l’opération «Bloc soudé» a déjà fait 713 morts et engendré 3210 blessés. Alors qu’Ahmed Rouyati, porte-parole du « Bloc » a annoncé que «les pertes de Daech s’élèvent à 1200 morts». Tout en confirmant l’étroite des liens entre les éléments de Daech à Syrte et à Benghazi.
Annoncé depuis plus de deux mois, l’assaut final n’a eu lieu que ces derniers jours. Les dernières opérations de ratissage se poursuivent, toutefois, dans le sud de la ville. Depuis dimanche, les derniers rescapés de Daech se sont retranchés dans 15 maisons du quartier Al Jiza maritime, sur les côtes de Syrte. Ils ont utilisé des familles et des enfants comme boucliers humains, avant de se rendre aux forces du «Bloc soudé», qui n’ont cessé de les appeler à l’aide de haut-parleurs à la reddition. Parmi les prisonniers, figure le Bahreini, dirigeant de Daech, Tourki El Benali. Plusieurs dizaines d’éléments de Daech se sont rendus, alors que d’autres ont préféré se faire exploser.
Le général Mohamed Ghasri, porte-parole de l’opération «Bloc soudé», s’est refusé à toute annonce de libération, car, selon lui, il s’agit, d’abord, de «déminer le terrain, sécuriser la zone, afin de permettre aux habitants de rentrer chez eux». Pour Ghasri, «l’annonce de libération est du ressort des politiques». Le gouvernement de réconciliation nationale de Fayez El Sarraj s’apprête à annoncer la libération de Syrte de la mainmise de Daech, ce qui pose systématiquement la question de l’avenir de la Libye et de la direction que vont prendre les troupes qui ont libéré cette ville.

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