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Daech dans l’œil de Moscou: Un rapport accablant !

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Abou Moutaz al-Qorachi ne nuira plus. Daech a confirmé sa mort dans un enregistrement diffusé sur des sites islamistes. Le 21 août dernier, la Maison Blanche avait annoncé l’avoir tué au cours un raid aérien à proximité de Mossoul, en Irak.  Mais c’est de Moscou qu’une surprise de taille a été rendue publique. Les soutiens de Daech.

Les Américains avaient laissé entendre que Hayali, principal adjoint d’Abou Bakr Al-Baghdadi en charge des opérations en Irak, était l’un des principaux coordinateurs des transferts d’armes, d’explosifs, de véhicules et d’individus entre l’Irak et la Syrie. Dès lors, il faut attendre plus de temps avant que la machine propagandiste de Daech ne confirme ou infirme le succès du raid irakien sur un convoi de «responsables » de l’organisation « Etat islamique» qui évoluait à hauteur de Karbala, près de la frontière avec la Syrie.
Daech passe par des moments des plus difficiles depuis le 30 septembre dernier, date à laquelle les raids russes ont déparré sur les posistions des djihadistes de tout bord en Syrie. Un engagement qui fait oublier le résultat en demi-teinte des bombardements de la large coalition menée par les Etats-Unis d’Amérique. Moscou qui a volé au secours de Damas le fait pour veiller sur ses propres intérêts. La diplomatie russe est claire là-dessus. Pince sans rire, Serguei Lavrov, cheville ouvrière de la diplomatie poutinienne n’a-t-il pas interpellé son homologue US en lui rappelant de quoi serait faite « la réaction des États-Unis si le groupe État islamique (EI) annonçait son intention de planter son drapeau sur le toit de la Maison-Blanche ? » J. Kerry qui demandait, non sans acrimonie, des éclaircissements sur l’engagement russe en Syrie n’aura pas attendu longtemps puisque Lavrov lui a fait écouter l’enregistrement d’un des chefs de l’EI qui promettait d’installer le drapeau de cette organisation sur le toit du Kremlin. A Moscou, les responsables considèrent que la menace terroriste l’ensemble de leur pays. On comprend dès lors pour quoi il s’agit pour eux d’une bataille essentielle, voire existentielle. D’où la déclaration du président d’il y a près d’un mois lorsqu’il annonça qu’en participant aux combats en Syrie, les Russes défendent les remparts de Moscou. Argumentaire développé aussi devant le vice-héritier du trône saoudien, le prince Mohammad ben Salmane, au cours de sa dernière à Sotchi où il a été reçu par l’hôte du Kremlin. Il est opportun de souligner que le séjour de l’hôte saoudien en Russie est intervenu après la publication, à Moscou, d’un rapport des renseignements russes sur les États et les parties qui soutiennent l’EI en Irak et en Syrie.
La section de la lutte antiterroriste au sein des renseignements russes (FSB) aurait établi un rapport exhaustif sur les moyens utilisés par l’organisation terroriste pour recevoir des aides financières. Selon le rapport, les fonds en provenance d’Arabie saoudite passaient par le pouvoir irakien via l’ancien vice-président Tarek el-Hachémi (actuellement en fuite). Les fonds étaient donc transférés au compte d’une société établie à Londres et appartenant à T. Hachémi avant leur transfert, par petits montants, à un compte appartenant à Izzat el-Douri dans une banque installée dans le Kurdistan irakien. C’est ce dernier qui les remettait aux chefs de l’EI…
Le rapport russe souligne que des ulémas wahhabites auraient même proposé de redistribuer cette année une partie des recettes de la saison de pèlerinage aux commandements de l’EI, dans une volonté de contribuer à la « lutte sainte »… Toujours selon le rapport, d’autres fonds en provenance des États-Unis passeraient par le gouvernement de Massoud Barzani, toujours dans le Kurdistan irakien. Ce gouvernement les remettait à l’EI en prétendant qu’il s’agissait de recettes provenant de la vente du pétrole dans les régions contrôlées par les djihadistes.
Le rapport précise aussi qu’une grande partie des armes possédées par l’organisation proviendrait des zones contrôlées par l’EI en Syrie, après des combats contre les factions de l’opposition syrienne, ainsi que de l’armée irakienne après la prise de la province de Ninive et de Mossoul. Le rôle de la Turquie dans l’aide aux terroristes de Daech serait déterminant, confirme le rapport, Ankara ayant acheté pour le compte de l’organisation 300 pick-up Toyota équipés, par la suite, de canons et de dispositifs de communication. Le rôle de la Turquie ne se limiterait pas à une aide logistique, mais concerne aussi la formation des «combattants de l’EI » et l’entretien de leurs équipements militaires et logistiques. Plus, Ankara aurait autorisé la collecte, sur son territoire, de dons en faveur de l’EI dans les milieux islamistes.
Le rôle de la Jordanie se limitait par contre à l’entraînement et à la formation des combattants de cette organisation, tout en collectant des informations sur les moyens et les capacités de l’armée irakienne.
Ce rapport se fonde sur des éléments concrets, virements bancaires, photos aériennes et enregistrements précis. Et si Moscou a décidé de rendre public ledit rapport, c’est bel et bien pour placer les différents pays impliqués dans l’appui direct ou non à Daech face à leurs responsabilités. Soit ils continuent dans cette voie et ne peuvent plus prétendre lutter contre le terrorisme, soit ils cessent d’aider l’EI et se rallient indirectement ou non à la campagne contre le terrorisme.

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