Daech frappe encore en Belgique

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L’organisation terroriste Daech a revendiqué dimanche 7 août l’agression à la machette survenue samedi à Charleroi, au cours de laquelle deux policières ont été blessées au visage. La revendication a été diffusée par « Amaq », l’organe de communication affilié à la nébuleuse Etat Islamique. Une enquête a été ouverte par la justice belge pour « tentative d’assassinat terroriste ». « Nous avons été informés par le parquet fédéral qu’une enquête a démarré pour tentative d’assassinat terroriste (…) compte tenu d’un certain nombre d’éléments apparus immédiatement », a déclaré le premier ministre Charles Michel devant la presse. D’après le parquet fédéral, deux perquisitions ont été effectuées dans la nuit de samedi à dimanche dans l’arrondissement de Charleroi
L’agresseur a été identifié. Il s’agit d’un homme de 33 ans, de nationalité algérienne, « qui séjournait en Belgique depuis 2012 », a précisé le parquet fédéral dans un communiqué. L’homme était connu des services de police « pour des infractions de droit commun mais pas pour des faits de terrorisme ». L’agresseur est arrivé aux alentours de 16 heures devant l’hôtel de police de Charleroi, samedi. « Il a immédiatement sorti une machette du sac de sport qu’il portait et il a porté des coups très violents au visage de deux policières de faction en criant “Allahou Akbar !” [“Dieu est grand !”] », a expliqué samedi le porte-parole de la police de Charleroi, David Quinaux. Une troisième policière a alors ouvert le feu sur l’assaillant, qui est mort plus tard à l’hôpital.
Les deux policières sont « hors de danger », a précisé la police de cette ville de Wallonie, située à une soixantaine de kilomètres au sud de Bruxelles. Selon l’agence Belga, l’une des deux « souffre de plaies profondes à hauteur du visage » et a été hospitalisée, tandis que sa collègue « n’est que très légèrement touchée ». La police a ajouté que l’hôtel de police resterait « inaccessible le temps de l’enquête d’usage ».
Le 30 juillet, deux personnes ont été interpellées en Wallonie, dans la région de Mons (Ouest) et à Liège (Est). Elles sont soupçonnées d’être en lien avec des projets d’attentats, selon le parquet fédéral de Belgique. La justice belge avait précisé que ces arrestations n’étaient pas en lien avec l’enquête sur les attentats du 22 mars – à l’aéroport de Bruxelles et dans la station de métro Maelbeek –, qui avaient fait trente-deux morts.

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