Daech perd sa tête en Tunisie : L’armée abat Talal Saïdi

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Le ministère tunisien de la Défense, Farhat Horchani, a annoncé mercredi que l’armée avait abattu Talal Saïdi, le chef du groupe terroriste Jund al-Khilafa. Ce groupuscule est notamment lié à l’organisation État islamique (EI), et est responsable entre autres de l’assassinat d’un militaire à son domicile le 5 novembre dans une région montagneuse du centre-ouest du pays. « Les unités militaires ont pu, après avoir pourchassé un groupe armé dans la nuit du 8 novembre au niveau du mont Salloum, abattre le terroriste Talal Saïdi (…), l’émir du groupe Jund al-Khilafa sur le mont Mghilla », a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué.
Originaire du gouvernorat de Sidi Bouzid, situé dans le centre du pays, le djihadiste était « à la tête du groupe qui a assassiné le martyr et soldat volontaire Saïd Ghozlani », selon le ministère de la Défense.
L’assassinat du militaire, tué chez lui à proximité du mont Mghilla, dans la région de Kasserine, a été revendiqué par Daech, ce qui poussé l’armée a lancer des opérations de ratissage. Le ministère de la Défense a indiqué qu’une kalachnikov et des munitions avaient notamment été saisies au cours de l’opération du 8 novembre.
Les monts Salloum et Mghilla sont des maquis djihadistes dans le centre-ouest de la Tunisie. Les forces de sécurité tunisiennes traquent depuis 2012 des groupes extrémistes armés retranchés dans des zones montagneuses du pays, notamment sur les monts Mghilla et Chaambi. Depuis la révolution de 2011, la Tunisie fait face à l’essor d’une mouvance terroriste responsable de la mort de plus d’une centaine de soldats et de policiers, mais aussi d’une vingtaine de civils et de 59 touristes étrangers.
Frappé par une série d’attentats sanglants en 2015, le pays est sous état d’urgence depuis bientôt un an.

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