Daech revendique l’attentat d’Istanbul : Des marocains parmi les victimes

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L’agresseur est toujours en cavale, mais les autorités turques ont depuis lundi matin un responsable à désigner. Le groupe État islamique a, dans un communiqué, revendiqué la fusillade qui a fait 39 morts, dont plus de 20 étrangers, dans une boîte de nuit huppée le soir du nouvel an. Sur les réseaux sociaux, le groupe djihadiste a indiqué qu’« un des soldats du califat » a mené l’attaque contre l’établissement. Plus de 24 heures après les événements, l’assaillant est, lui, toujours en fuite. Le flou règne encore sur l’identité de l’auteur de cette attaque sanglante contre la Turquie, déjà secouée en 2016 par une tentative de coup d’État et une vague d’attentats meurtriers attribués aux djihadistes du groupe État islamique (EI) ou à la rébellion kurde.
Précisant que l’agresseur avait laissé son arme sur les lieux et « profité de l’anarchie pour s’enfuir », le Premier ministre turc, Binali Yildirim, n’a privilégié aucune piste, se contentant d’indiquer que l’enquête « se poursuit de façon très minutieuse ». Huit personnes ont été interpellées et placées en garde à vue lundi à Istanbul. Aucun autre détail n’était disponible au sujet de ces personnes arrêtées par des équipes de la police antiterroriste. Il s’agit des premières interpellations.
Alors que des vidéos publiées sur les réseaux sociaux avaient rapidement montré dimanche un homme faisant irruption devant l’entrée de la discothèque en tirant, les autorités d’Ankara ont vite interdit la diffusion de toute image de l’attaque, comme elles le font généralement après les attentats. Flou sur l’assaillant donc, flou sur ses motivations, et flou aussi sur le nombre de victimes étrangères : si le nombre d’au moins quinze étrangers tués a été avancé dimanche dans la journée par les autorités turques, celui-ci est maintenant largement dépassé, selon les informations recueillies auprès des diverses représentations diplomatiques en Turquie ou de gouvernements étrangers.
Dimanche soir, à Ottawa, c’est le Premier ministre canadien Justin Trudeau qui a ainsi annoncé qu’une Canadienne faisait partie des tués. Une nouvelle nationalité donc, après les autres origines citées : trois Jordaniens, trois Libanais, trois Irakiens, un Tunisien, une Franco-Tunisienne, deux Marocains, deux Indiens, un Libyen, un Belgo-Turc, une Israélienne, un Koweïtien, et « plusieurs » Saoudiens, cinq, selon le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat. Soit 25 morts de nationalité étrangère, parmi les 700 à 800 personnes réunies dans la discothèque Reina, au bord du Bosphore, au moment de la fusillade, dont certains ont plongé dans les eaux glaciales pour échapper aux balles mortelles. L’agence russe TASS a évoqué de son côté, lundi, la mort d’une citoyenne russe. L’agence de presse turque Anadolu, citant des sources non identifiées au ministère de la Justice, parlait, elle, lundi matin de 27 morts étrangers et 11 morts turcs, une victime restant non identifiée. Selon le dernier bilan provisoire des autorités, 65 personnes ont également été blessées dans l’attaque visant la Reina.

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