Dans la bouche d’El Othmani, Israël ne passe pas… 

Saad-Eddine El Othmani est revenu, mercredi, sur sa signature de la Déclaration conjointe entre le Maroc, les Etats-Unis et l’Etat hébreu, en animant par visioconférence, l’ouverture d’une rencontre communicationnelle des secrétariats provinciaux du PJD de la région Souss-Massa. Le chef du gouvernement qui préside aussi aux destinées du PJD a veillé à ne pas prononcer Israël lors de son intervention.

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Dans la bouche d’El Othmani, Israël ne passe pas… 

Sur les «grands dossiers de souveraineté», les membres de son parti «resteront fidèles» au roi Mohammed VI, «le garant de l’unité nationale et de la cohésion sociale», et «mobilisés pour défendre les intérêts suprême du pays», a-t-il plaidé. «C’est la ligne suivie par le parti depuis sa création et elle est conforme à notre référentiel», a-t-il encore expliqué.

Le leader du PJD a martelé à cette occasion que « tout autre approche ou comportement, dans ses conditions difficiles, ne peut que servir les adversaires de la nation (…) C’est un honneur pour nous au PJD de contribuer à ce chantier lancé par le roi visant à consolider la marocanité du Sahara. »

Tout en assumant sa responsabilité dans l’officialisation de la normalisation avec Israël, le secrétaire général du PJD a balayé d’un revers de main toutes les allégations accusant le parti et le Maroc de «trahir» la cause palestinienne. «Je suis surpris par ceux qui s’en prennent au parti, l’accusent de changer sa position. Nous rejetons les attaques et toute remise en question de la position du parti et la position du Maroc à l’égard de la lutte du peuple palestinien. Il faut être juste et se rappeler l’engagement du Maroc officiel et populaire» en faveur de la Palestine.

Le PJD a essuyé depuis de sévères critiques de la part des formations islamistes arabo-musulmanes. Au Maroc, Al Adl wal Ihsane en a profité pour s’attaquer au parti de la Lampe.Même le MUR, bras idéologique du PJD a dénoncé la normalisation avec l’entité sioniste. 

S.E. El Othmani a, par ailleurs, démenti avoir menacé de présenter sa démission en cas de tenue d’une session extraordinaire du conseil national du parti, consacrée à l’examen de la reprise des relations diplomatiques avec Israël. Il a soutenu que des membres de l’instance, y compris Benkirane, ont sollicité l’annulation de la réunion, programmée initialement le 27 décembre.

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