De Portland à Seattle, la contestation s’amplifie aux USA… 

Alors que le mouvement antiraciste bat son plein à Portland, des affrontements ont éclaté samedi 25 juillet à Seattle entre les forces de l’ordre et les manifestants qui demandent également le départ des agents fédéraux déployés par Donald Trump pour rétablir le calme. Une affaire qui rend cocasse l’avenir politique de l’actuel locataire de la Maison Blanche, la présidentielle n’étant plus qu’à cent jours !

0 5 492
De Portland à Seattle, la contestation s’amplifie aux USA… 

Le mouvement « Black Lives Matter » ne semble pas faiblir. Alors que des heurts entre manifestants et policiers ont de nouveau marqué la nuit de vendredi 24 à samedi 25 dans la ville de Portland, en Oregon, devenue depuis deux mois l’un des épicentres de ces rassemblements, c’est à la ville de Seattle de s’embraser de son côté. 

Dans cette capitale de l’État voisin de Washington, la nuit de samedi à dimanche a été particulièrement mouvementée, avec cette réplique policière à une tentative de manifestants de déclencher un incendie devant un centre de détention pour mineurs. Des grenades éblouissantes et du gaz de poivre ont été utilisés dans une réponse musclée.

Certains des manifestants ont tenté de se protéger du gaz au poivre avec des parapluies, selon un journaliste de l’AFP sur place, témoin également de détonations. Selon le Seattle Times, 16 personnes ont été interpellées.

À Portland, des manifestants ont tenté de mettre à terre une barrière devant le tribunal fédéral, a constaté une journaliste de l’AFP. Les forces de l’ordre ont là aussi répliqué avec d’abondants tirs de gaz lacrymogène et dispersé la foule.

Le mouvement dans cette ville du nord-ouest des États-Unis avait commencé, comme ailleurs dans le pays et dans le monde, après la mort fin mai d’un homme noir, George Floyd, sous le genou d’un policier blanc à Minneapolis.

Il s’est amplifié lorsque sont arrivés mi-juillet des policiers fédéraux à Portland. Ces derniers sont vivement critiqués pour leurs méthodes controversées, mais soutenues par la présidence. Donald Trump a promis le rétablissement de « l’ordre ».

Dans de nombreuses vidéos publiées sur les réseaux sociaux, on voit ces agents, en tenue paramilitaire et sans badge visible d’identification, utiliser des véhicules banalisés pour interpeller des manifestants, attisant les braises de la contestation. Une enquête officielle a été ouverte jeudi 23 juillet par le ministère de la Justice sur l’action très controversée de policiers fédéraux sur place.

À Portland, dans la nuit de vendredi à samedi, les manifestants s’étaient retrouvés dans une atmosphère bon enfant avant l’embrasement dans la nuit, jouant des percussions et tirant des feux d’artifice sous les applaudissements de la foule.

Donald Trump, qui fait notamment campagne pour être réélu en novembre en misant sur son image de « président de la loi et de l’ordre », a aussi annoncé mercredi renforcer les effectifs des agents fédéraux à Chicago et d’autres villes. Cela après une résurgence de la criminalité et des fusillades.

Samedi 25 juillet, trois personnes ont été légèrement blessées par arme à feu en marge d’une manifestation antiraciste à Louisville, dans l’État du Kentucky, ont rapporté des médias américains. La police a toutefois évoqué des circonstances « accidentelles ».

Dans cette ville, des militants noirs du groupe NFAC, lourdement armés, ont protesté contre la mort de Breonna Taylor, une femme noire tuée par la police en mars dans son appartement. Mais la police était déployée pour éviter tout accrochage avec des contre-manifestants blancs d’un groupe conservateur, également armés.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter Lire plus