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Débâcle de la Samir

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Tir groupé de Transparency Maroc

Transparency Maroc vient de mettre à nu les différents responsables dans le dossier Samir. Dans un communiqué diffusé vendredi, l’ONG  appelle les pouvoirs publics à ne pas « suivre l’affaire comme s’il s’agissait d’une banale affaire de liquidation judiciaire d’une simple société commerciale ».

« Quand on parle d’enquête, il y a une responsabilité politique d’abord des ministres qui par arrêté ont permis à la Samir de reporter le paiement de ses impôts et de se financer ainsi indirectement par l’argent publique et de grossir démesurément, sur plus de dix ans, sa dette à l’égard de l’Etat et à l’égard de l’ensemble des créanciers », a expliqué le membre du bureau de Transparency Maroc, Rachid Meknassi Filali,  ce matin sur les ondes d’une radio de la place. Pour l’ancien secrétaire général de Transparency maroc, « il y a également les verrous qui n’ont pas fonctionné au niveau de la bourse de Casablanca qui a les comptes, qui a les obligations d’information, d’interpellation ». Outre la responsabilité des autorités boursières, R.M.Filali, ajoute qu’ « il y a aussi les verrous du secteur bancaire » qui n’ont pas fonctionné. « Les banques ont continué, depuis quinze ans, à financer à court-terme des investissements, à encourager l’accumulation des dettes et ses comptes sont refinancés par la Banque Centrale ». Pour ce consultant auprès d’organismes publics nationaux et internationaux, la Banque centrale est, sans nul doute responsable, dans cette affaire. « Il y a donc « incontrôle » de Bank Al Maghrib  qui est mis en cause », a-t-il-dit en précisant que « les autorités financières » sont, également, responsables. Et ce, « en raison des dettes à caractère fiscale ». « Non seulement les commissaires aux comptes qui sont manifestement, sinon complices au moins irresponsables, n’ont pas accompli leur travail. Les autorités bancaires, les autorités boursières et le ministère des Finances auteur à deux reprises d’arrêts à l’origine de tout cela ont largement contribué à cette situation », s’est-il insurgé.

Outre l’appel à l’ouverture d’une enquête, Filali va plus loin en remettant en cause la sincérité des écritures comptables. Pour ce qui est de l’attitude du gouvernement, ce juriste souligne qu’ « il faut rappeler qu’il s’agit d’un secteur stratégique et d’un déficit de près de 30 Milliards de dirhams (Mrds Dhs) qui met en cause les finances de l’Etat puisque les deux tiers de cette dette-là reviennent aux impôts donc c’est de l’argent public et le reste ébranle la situation de plusieurs banques, et même d’actionnaires importants qui eux-mêmes représentent l’argent public comme la Caisse marocaine de retraite (CMR) au moment où on parle de redressement des retraites,..  « Il y a de quoi s’inquiéter d’un séisme financier, énergétique et commercial », a-t-il claironné. « Les chiffres sont là, les 30 Mrds Dhs face à un capital d’un Mrd Dhs. Autrement dit, le 1 trentième, il y a de quoi s’inquiéter », a-t-il soutenu.

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