Derrière la djellaba, la défense de la cause féminine

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Première causerie religieuse du mois de ramadan et première leçon à tirer de la saillie du ministre des Habous et des Affaires islamiques, Ahmed Toufiq. La cause de la femme est entendue, quitte à heurter les dogmatiques. « La contribution des femmes à l’édification de la culture spirituelle de l’Islam », telle est la thématique retenue pour la première causerie religieuse présidée par le roi au Palais royal de Rabat.
Evoquant la place de la femme dans l’islam, Ahmed Toufiq a fait remarquer que le message de Dieu s’adresse aussi bien aux hommes qu’aux femmes comme en témoigne le verset coranique, objet de cette causerie.Ce verset, a-t-il expliqué, est la preuve de l’égalité instaurée par l’islam entre l’homme et la femme.
Ahmed Toufiq a affirmé que si l’homme et la femme sont égaux en islam, la situation dégradante de la femme résulte de l’environnement d’une part, et des perceptions dévalorisantes liées à son corps, héritées et inspirées des civilisations anciennes d’autre part.
En islam, a-t-il dit, la relation entre l’homme et la femme est basée sur l’égalité entre ces créatures de Dieu dans la responsabilité, l’accomplissement des devoirs, le salaire, le témoignage, le choix de l’époux et les tâches ménagères, ajoutant qu’en ce qui concerne l’héritage, la femme hérite plus ou à égalité de l’homme dans plusieurs cas.
Un signal fort qui assigne, à n’en point douter, une autre dimension aux causeries religieuses par les temps qui courent. Le débat sur l’héritage, emmitouflé dans sa dimension dogmatique, se libérera-t-il pour autant ?

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