Des ONGs mobilisées pour les migrants sans abris

Après le démantèlement des camps de migrants à Casablanca, la semaine dernière, le Groupe de travail de protection (GTP) de Casablanca se réunira mardi 12 janvier pour lancer des actions d’urgence. 

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Des ONGs mobilisées pour les migrants sans abris

Ce conglomérat d’associations et d’organisations de droits humains actives dans la protection des réfugiés, des demandeurs d’asile, des migrants en situation vulnérable et des apatrides dans la région de Casablanca-Settat, dit GTP, entend mobiliser un maximum d’ONG «pour lancer une opération de collecte et de distribution de (sac de couchage, vêtements, chaussures, repas chauds, kit hygiéniques…)».

Cette réunion a été décidée à l’issue d’une rencontre d’urgence, organisée vendredi 8 janvier par l’association Bank de Solidarité et la Fondation Solidarité accompagnement initiative développement (SAID). Elle a porté sur «l’examen des impacts des fortes intempéries qu’a connues la ville de Casablanca sur les migrants sans abri». La priorité, affirme-t-on, est d’«interpeller les autorités publiques concernées au sujet de la situation humanitaire difficile des sans-abris, y compris les migrants». L’idée, résume un communiqué publié à cette occasion, est de «formuler des propositions concrètes aux autorités pour assurer un hébergement d’urgence pour les sans-abris durant la saison hivernale».  Mais aussi de «sensibiliser la communauté casablancaise sur la situation des sans-abris dans le contexte actuel pour les inciter à contribuer à l’opération de dons», de sorte que les actions de solidarité en saison hivernale, marquée par les intempéries, soient inscrites dans le moyen terme. 

Les associations impliquées déplorent le fait que les migrtants aient été “livrés à eux-mêmes en pleine saison de froid et de pluie, après que les autorités aient rasé leurs abris au niveau de plusieurs quartiers à Casablanca sans aucune considération des conditions climatiques difficiles». 

Ont pris part à cet effort de solidarité la Commission régionale des droits de l’Homme (CRDH) de Casablanca-Settat, la Clinique juridique, Droit et justice, Comité d’entraide internationale (CEI), le Réseau marocain des journalistes des migrations (RMJM), l’association Rim espoir et l’Organisation guinéenne pour la lutte contre la migration irrégulière.

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