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Les deux hémisphères de Benkirane : Le max contre le PAM et tout pour plaire

Il serait superflu de tenter un quelconque sondage de ce qui se trame dans le ciboulot du leader du PJD. Notre islamiste « modéré » appelé à gérer les divers scandales qui se déclarent par couples (après le ministériel et de prêche il y a le parlementaire) a quelque peu perdu contenance. Du coup, dans la campagne électorale désormais sifflée par l’arbitre, il n’y a que pour Ilyas et le PAM. Benkirane joue au « Demolition man » pour plaire à la masse.
Par Saïd Akechmir
Nous revoilà face au dico tout ouvert de l’insulte et de l’invective. C’est à croire que A. Benkirane a mis à profit la législature pour mieux fourbir ses armes utilisées à grande échelle contre ses adversaires politiques. Le PAM est le coeur de cible choisie pour mieux faire le carton du siècle. Surfer sur les vagues de la victimisation, le PAM étant assimilé à cette immense fabrique qui produit du « totalitarisme » sans discontinuer pour mettre le PJD dans les cordes. Ilyas El Omary, patron de cette « immense usine à gaz » voulue par le PJD, est assimilé à un bandit juste propre à jouer le rôle de flibustier qui lui colle à la peau : voler la démocratie aux Marocains. Voilà la quintessence du discours nourri le long des meetings et autres déclarations à la presse par A. Benkirane. Une fuite en avant face aux démons et autres crocodiles qui peuplent le marigot national. Pauvre de lui ! Car non seulement il aura à gérer le puissant tracteur qui laboure le champ politique à sa guise, mais aussi les démons de l’Eros qui ont plombé la rectitude et la virtuosité de nos islamistes. S’il a réussi à passer l’éponge sur le scandale du couple ministériel, le prix étant fixé à leur départ du gouvernement, comment réussira-t-il à convaincre les masses électorales des dérapages lubriques de ses cadres idéologiques (les leaders du MUR englués dans un scandale sexuel qui promet d’autres révélations qu’un mariage hâtif ne saurait étouffer) et parlementaires. La secousse doit rappeler à A. Benkirane que son principal rival, Ilyas en l’occurrence, n’est pas le seul à vivre au rythme des tremblements de terre. Et le rendre, en principe, plus humble dans ses jugements et ses vulgates. En d’autres termes, dévoiler au leader des islamistes que la politique est affaire d’hommes et de femmes qui sont tout sauf des êtres parfaits en tous points, irréprochables. Même lui n’est pas à l’abri de la tentation, la quête du pouvoir à tout prix étant un des « péchés capitaux » que d’autres cultures stigmatisent. Saura-t-il en tirer les conclusions nécessaires lui qui se voit déjà, fort de ce que lui susurrent ses propres démons aux oreilles, reconduit avec une majorité confortable ! N’est-ce pas là, pour un islamiste, le comble de l’association au tout puissant, seul capable de prédire l’avenir ?
A. Benkirane a intérêt à rester pieds sur terre au lieu de se prendre à rêver marcher sur l’eau tumultueuse des législatives. Contrairement à ce qu’il croit dur comme fer, la majorité des Marocains n’est pas Pjdistes. Pour la simple raison qu’ils refusent de faire le déplacement aux bureaux de vote et cautionner des « bêtes » politiques qui se croient au dessus de tous et, pour son cas d’espèce, investis d’une mission divine à réaliser.

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