Dix pays trustent contaminations et décès dus à  la Covid-19, assure l’OMS 

Dix pays représentent 70% de tous les cas et décès de Covid-19 signalés dans le monde et trois pays en représentent la moitié, a indiqué lundi l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

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Dix pays trustent contaminations et décès dus à  la Covid-19, assure l’OMS 

“Près de 35 millions de cas de Covid-19, dont plus d’un million de décès, ont été signalés à l’OMS mais le nombre réel est certainement plus élevé “, a averti le chef de cette agence onusienne. “Bien que tous les pays aient été touchés par ce virus, nous devons nous rappeler qu’il s’agit d’une pandémie inégale”, a déclaré, Tedros Adhanom Ghebreyesus lors d’une réunion du comité exécutif de l’OMS qui réunit ses Etats membres.

Pour le chef de l’OMS, “tous les pays n’ont pas réagi de la même manière et tous les pays n’ont pas été touchés de la même manière”.

Selon l’OMS, l’Asie du Sud-Est continue d’enregistrer une poussée de cas. Les pays de la région européenne et de la Méditerranée orientale connaissent eux une hausse de cas et des décès. La situation en Afrique et dans la zone Pacifique occidentale est plutôt positive. “Nos meilleures estimations actuelles nous disent que 10% de la population mondiale pourrait avoir été infectée par le virus. Cela varie selon les pays, selon le fait que l’on soit dans une zone urbaine ou rurale, selon les différents groupes (de population)”, a, pour sa part, déclaré le Dr Mike Ryan qui dirige la réponse d’urgence de l’OMS.

Si l’OMS assure qu’un dixième de la population mondiale pourrait avoir contracté le Covid-19, elle prévient d’ailleurs que l’on entre dans une période difficile, alors que les contaminations continuent d’augmenter quasiment partout sur le globe.

35,4 millions de cas positifs, selon l’université Johns Hopkins, aux États-Unis. 35,2 millions pour l’AFP. La plupart des décomptes s’accordent sur cet ordre de grandeur. Officiellement, l’OMS ne dit pas autre chose. Elle a recensé 35,1 millions de cas de Covid-19.

Officieusement, il faudrait multiplier ce nombre par plus de 20 pour avoir une idée de l’ampleur de la pandémie. C’est ce que dit  Mike Ryan, chef des opérations d’urgence à l’OMS. « Notre estimation la plus récente montre que 10% de la population a peut-être été infectée. Le chiffre varie selon les pays, si on est dans une zone urbaine ou une zone rurale. Mais [même si une personne sur 10 a été contaminée], ce que ça veut dire, c’est que la majeure partie de la population mondiale reste exposée », assure-t-il. M. Ryan ne dit pas pour autant comment l’OMS est parvenue à cette estimation. La démarche peut surprendre, venant d’une organisation d’ordinaire très prudente dès qu’il s’agit de faire des projections.

Peut-être faut-il y voir une manière de remobiliser les États. 

Au moment où revient sur le tapis la question de la gestion de la pandémie par l’OMS, cette dernière affirme que la pandémie de coronavirus est un “signal d’alarme” pour la communauté internationale, a estimé lundi le patron de l’OMS, appelant à une réforme plus rapide de l’organisation afin qu’elle réponde plus efficacement aux urgences sanitaires.

S’exprimant à l’occasion d’une session extraordinaire du Conseil exécutif de l’OMS sur la riposte au Covid-19, T. A. Ghebreyesus a vigoureusement défendu le travail réalisé par l’organisation, accusée notamment par le président américain Donald Trump d’incompétence dans sa gestion de la pandémie. T.A. Tedros a également défendu la réforme menée par l’OMS au cours de ces trois dernières années, mais a reconnu qu’il fallait en accélérer le rythme. “Nous ne sommes pas sur la mauvaise voie, (…) mais nous devons aller plus vite. La pandémie est un signal d’alarme pour nous tous”, a-t-il déclaré, masqué.

Cette réunion extraordinaire du Conseil exécutif de l’OMS, qui réunit les représentants de 34 pays élus pour une période de trois ans et est chargé de préparer et mettre en oeuvre les décisions des membres de l’organisation, n’est que la cinquième de son histoire. Elle a été convoquée par l’OMS pour donner suite à une résolution approuvée par les Etats membres en mai, prévoyant une “évaluation indépendante” de la réaction de l’agence onusienne et de la communauté internationale à la pandémie.

Le patron de l’OMS a souligné lundi la nécessité de renforcer la surveillance internationale des pays. “Le monde a besoin d’un système robuste d’évaluation entre pairs”, a-t-il dit, citant en exemple l’Examen périodique universel mis en place par le Conseil des droits de l’Homme, un examen auquel doivent se soumettre tous les membres de l’ONU tous les quatre ou cinq ans. “Nous encourageons les pays à venir avec de nouvelles idées”, a poursuivi l’Ethiopien, et “nous devons être ouverts au changement et nous devons mettre en oeuvre les changements dès maintenant”.

L’OMS a décrété l’alerte mondiale le 30 janvier face au Covid-19. L’institution a été vivement critiquée depuis, en particulier par les Etats-Unis, pour avoir tardé à décréter cet état d’urgence, alors que le coronavirus avait été signalé dès la fin décembre en Chine. L’organisation a également été critiquée pour des recommandations jugées tardives ou contradictoires, notamment sur le port du masque ou les modes de transmission du virus. D’autres ont également souligné que l’OMS manquait à la fois de ressources budgétaires et d’indépendance face aux Etats.

La pandémie du nouveau coronavirus a fait plus d’un million de morts. Environ 10% de la population mondiale pourrait avoir été infectée, a indiqué le directeur des urgences sanitaires à l’OMS, Michael Ryan, devant le Conseil exécutif. Pour  Dr Ryan, la vaste majorité du monde est toujours à risque. “Nous savons que la pandémie va continuer à évoluer, mais nous savons aussi que nous avons les outils qui fonctionnent pour supprimer la transmission et sauver des vies tout de suite et ils sont à notre disposition”, a-t-il dit, ajoutant que “l’avenir dépend des choix que nous faisons collectivement”.

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