Les djihadistes s’agitent au Burkina Faso

Un commissariat de police dans l’extrême nord du pays, à Koutoukou, localité située à 40 kilomètres de la frontière du Mali, a été attaqué à l’arme de guerre. Le bilan fait état de deux policiers blessés, dont l’un grièvement. Les autorités envisagent un acte terroriste au vu des douilles laissées sur place par les assaillants. C’est la deuxième attaque de ce type en l’espace d’une semaine au Burkina Faso, la première ayant ciblé, le 10 mai dernier, le commissariat de police de Loropéni, dans le sud-ouest du Burkina à la frontière avec la Côte d’Ivoire. Les assaillants étaient au nombre de trois et habillés en noir et enturbannés. Ils ont ouvert le feu sur les deux agents de police présents sur place et ont ensuite saccagé leur matériel, avant de mettre le feu aux motos du personnel. L’un des policiers grièvement blessés a été héliporté à Ouagadougou pour des soins appropriés, selon le ministère de la Sécurité que dirige Simon Compaoré.
« Les armes utilisées et le mode opératoire laissent fortement présager qu’il s’agit d’une attaque terroriste », a affirmé le ministre de la Sécurité intérieure. S. Compaoré a précisé que les douilles ramassées sur les lieux provenaient d’armes de guerre, « c’est-à-dire de kalachnikov, de fusil mitrailleur et de pistolet automatique 9 mm ».

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