Donald Trump et l’OTAN: Le poids de la Realpolitik

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L’hôte de la Maison Blanche n’en finit pas d’étonner. Ses volte-face ont de quoi compliquer la lisibilité dans sa politique. A l’image de ce qui s’est passé récemment avec la Syrie, en renouant avec le discours ambiant exigeant le départ d’Assad, ou encore au sujet de l’Alliance atlantique. «J’ai dit que c’était obsolète. Ce n’est plus obsolète », a déclaré mercredi le président des États-Unis, Donald Trump, à propos de l’Otan. Après l’avoir qualifiée d’ « obsolète » le 16 janvier, puis avoir envoyé Rex Tillerson, le secrétaire d’Etat américain, intimer à ses membres de porter leur budget militaire à 2% du PIB, le nouveau président des États-Unis a changé d’avis : il a estimé, mercredi 12 avril lors d’une déclaration prononcée en présence du secrétaire général de l’alliance, Jens Stoltenberg, que l’Otan n’était « plus obsolète ».
Donald Trump a également remercié les États membres de leur soutien après la frappe aérienne lancée la semaine dernière par l’aviation américaine contre une base aérienne en Syrie. « J’ai dit que c’était obsolète. Ce n’est plus obsolète », a-t-il rétropédalé, ajoutant que l’Alliance atlantique s’adaptait à sa mission, la lutte contre l’organisation État islamique (EI).
Le président américain a même a déclaré que l’Otan était un « rempart pour la paix internationale ». Il a toutefois réaffirmé que les alliés européens devaient augmenter leurs dépenses de défense. Retour tardif à la Realpolitik ?

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