Double attaque aérienne et maritime contre les intérêts saoudiens 

Une journée sombre que celle du vendredi 13 novembre pour le Royaume wahhabite. En effet, l’Arabie saoudite a fait état de deux attaques combinées, l’une maritime et l’autre aérienne, contre ses intérêts stratégiques. Attaques qui font suite aux alertes lancées par les forces yéménites quant à l’imminence d’opérations d’envergure à l’intérieur du territoire saoudien. 

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Double attaque aérienne et maritime contre les intérêts saoudiens 

La première attaque, la plus récente des deux, a eu lieu ce vendredi au large de la province saoudienne de Jizane, au sud-ouest du royaume, au moyen de deux bateaux. Deux bateaux piégés télécommandés ont été détruits alors qu’ils s’approchaient d’une plate-forme de déchargement flottante de la station de distribution de produits pétroliers de Jizane, assure le ministère saoudien de l’Energie. Ce dernier a fait état d’un incendie qui n’a pas fait de victimes. Le communiqué du ministère saoudien qui a qualifié de «lâche et terroriste … visant la sécurité des exportations pétrolières et la stabilité de l’approvisionnement en énergie du monde », a minoré, comme de coutume, la portée de cette opération. 

La seconde attaque avait eu lieu dans la soirée du jeudi 12 novembre, lorsqu’un drone piégé a été intercepté dans la région sud d’Arabie saoudite. « L’appareil a été lancé par l’armée yéménite d’une façon méthodique et volontaire pour viser les zones civiles et les civils dans la région sud », a déclaré Turki al-Maliki,  porte-parole de la coalition arabe. Sans signaler le lieu précis du raid aérien.

Ces deux attaques interviennent après un avertissement lancé sur Twitter par le général Yehya Sarii, porte-parole des forces armées yéménites,  qui a menacé l’Arabie saoudite d’« éventuelles attaques contre des installations militaires saoudiennes à l’intérieur du royaume». Selon le général yéménite,  ces opérations constituent une riposte aux exactions de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite, à l’embargo cruel imposé contre le peuple yéménite et aux bombardements sans relâche de la coalition à l’encontre des civils yéménites.

Il a aussi adressé une mise en garde à toutes les entreprises étrangères actives en Arabie saoudite, aux habitants des régions saoudiennes du Hijaz, de Najed et de toutes les autres régions, leur demandant de s’éloigner des installations militaires et économiques vitales utilisées par le régime saoudien à des fins militaires.

Le PAM critiqué

Sur un autre plan, force est de souligner que les organes de l’ONU n’échappent plus à la vindicte des Yéménites.   Mohamad Ali al-Houthi, membre du Conseil politique suprême du Yémen, a accusé le chef du Programme alimentaire mondial (PAM) de traiter la situation humanitaire avec un arrière-plan politique, et de contribuer au massacre du peuple yéménite en empêchant l’aide d’atteindre les zones sous le contrôle du gouvernement de Sanaa.

Sur sa page Twitter, M. al-Houthi a écrit en s’adressant à David Beasley: « Beasley qui prétend vouloir sauver le peuple yéménite de la mort est celui qui le tue », l’accusant d’avoir suspendu l’aide pour des raisons politiques. « J’appelle aujourd’hui, quelques heures avant la réunion des responsables de l’agence et des donateurs à mettre au point des critères fermes qui empêchent que le Programme alimentaire ne soit exercé d’une façon politisée avec ceux qui refusent les politiques des Etats-Unis. Il s’accorde le droit de donner et d’interdire en fonction de cette façon. L’acte humanitaire se doit de rester humanitaire ».

L’ONU a déclaré que le Yémen est au bord d’une famine qui touche des millions d’habitants, en raison de la crise qui traverse le pays, des suites de la guerre que lui livre la coalition arabe pilotée par le tandem saoudo émirati.

Selon Marc Lowcock, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires de l’ONU, le financement du programme d’aide souffre d’une pénurie grave, qui menace le quart des enfants yéménites d’une situation critique.

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