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Double attentat à Khaldé : L’armée libanaise se déploie…

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Le premier crime a eu lieu lors d’une cérémonie de mariage dans un centre balnéaire à Jiyeh, localité sur le littoral sud. Ali Chebli, un habitant de la localité de Khaldé, située à la sortie sud de la capitale, a été tué de sang-froid. Son assassin, un membre d’une tribu de nomades arabes, couramment appelés les Tribus de Khaldé depuis qu’ils ont été naturalisés par l’ex-Premier ministre Rafic Hariri, dans les années 90 du siècle dernier.
Dans un communiqué publié après l’assassinat, ces derniers décrivent le meurtre comme une vendetta à la mort l’an dernier d’un jeune garçon, de la famille Ghosn, appartenant à leur tribu, attribuée à la victime de samedi.L’an dernier, ce jeune garçon de 15-16 ans faisait partie d’un groupe de jeunes hommes armés qui avaient attaqué le centre commercial d’A.Chebli à Khaldé, pour avoir arboré une banderole d’Achoura sur sa vitrine. Il a succombé dans des échanges de tirs. La responsabilité d’A.Chebli n’a pas été confirmée dans l’enquête qui s’en est suivie. Depuis, les provocations perpétrées par certains éléments des tribus de Khaldé ne connaissent pas de répit.
Dimanche, la deuxième attaque a été déclenchée pendant les obsèques d’Ali Chebli, lorsque sa dépouille a été transportée depuis l’hôpital al-Rassoul al-Aazam, dans la banlieue sud de Beyrouth, à sa villa à Khaldé. Un cortège funèbre l’y avait accompagné pour un dernier adieu, arborant les drapeaux du Hezbollah. « Le convoi des funérailles d’Ali Chebli a fait l’objet de tirs nourris », a indiqué un communiqué de l’armée.
À « l’arrivée du convoi funéraire de Ali Chebli au domicile familial à Khaldé, les personnes présentes ont été prises dans une embuscade et victimes de tirs intenses », a indiqué pour sa part le Hezbollah dans un communiqué publié en début de soirée, indiquant qu’il y a eu deux tués, l’un d’entre eux étant le beau-frère d’A.Chebli, un médecin.« Le commandement du Hezbollah fait le suivi de cette affaire avec grand intérêt et demande à l’armée et aux services de sécurité d’intervenir pour imposer la sécurité, arrêter les criminels afin qu’ils soient jugés », est-il conclu.
La crainte nourrie par la classe politique libanaise était de voir les évènements se transformer en une confrontation entre chiites et sunnites au pays du Cèdre.
Hassan Fadlallah député du Hezbollah, a refusé de décrire pour la télévision al-Manar, la situation comme de la zizanie.« Ce sont des bandes de criminels qu’il faut à tout prix arrêter et traduire en justice », a-t-il assuré en parlant des auteurs de l’attaque, estimant que ces gens-là ne se comportent pas selon les règles des tribus.« L’État se doit de démanteler ces bandes. C’est la première chose qu’il devrait faire. Le Hezbollah n’est pas incapable de déraciner ces bandes criminelles, il l’a fait lorsque les voitures piégées ont envahi les régions libanaises. Il est allé vers les plus hautes montagnes pour le faire… Mais nous voulons que cette mission en incombe à l’armée libanaise et aux institutions sécuritaires. Ce qui s’est passé est une grande offensive qui pourrait avoir des séquelles dangereuses si les choses ne sont pas prises en main et si tous les criminels impliqués dans ces bandes ne sont pas arrêtés »,a-t-il dit.
« Cela fait plus d’un an, depuis les émeutes du 17 octobre 2019, que ces bandes criminelles coupent la voie de l’autoroute du littoral-sud et que les gens supportent toutes sortes d’humiliation en se rendant vers leurs régions et nous leur demandons de patienter et de maitriser leur colère. Il faut que cela cesse une fois pour toute. Les choses pourraient glisser vers l’irréparable. Il faut arrêter celui qui a tué Ali Chebli. Il faut arrêter ceux qui ont participé à l’embuscade d’aujourd’hui. Il faut enquêter avec eux et s’enquérir sur ceux qui les commanditent. Il faut les traduire en justice »,a-t-il averti. Refusant toutefois de révéler ce que le Hezbollah pourrait faire si ses demandes ne sont pas exécutées « d’autant que le rendement des institutions étatiques n’est plus fiable », selon lui.
« Le problème ne réside pas entre le Hezbollah et les tribus. Il se situe entre l’État libanais et des bandes criminelles »,a-t-il conclu.
Au Palais Baabda, le président libanais Michel Aoun « a demandé au commandement de l’armée de prendre des mesures immédiates pour rétablir le calme dans la région, arrêter les tireurs, dégager les hommes armés et assurer la sécurité des déplacements des citoyens ».
Dans la nuit, les médias ont rapporté que l’armée procède à une campagne de perquisitions dans les quartiers des tribus arabes de Khaldé.
« Le président Aoun a également estimé que les circonstances actuelles ne permettent aucune atteinte à la sécurité et aucune pratique qui alimentent la sédition et que toutes les parties doivent coopérer pour atteindre cet objectif », conclut le communiqué présidentiel.
Selon certains observateurs, il n’est pas exclu que ces assassinats aient été commandités en prévision du 4 août, date de première commémoration annuelle de l’explosion meurtrière du port de Beyrouth. Les ONG dirigées par l’ambassade US au Liban semblent vouloir en profiter pour accuser le Hezbollah et l’Iran en lui imputant la responsabilité de cet évènement tragique qui a coûté la vie à plus de 200 personnes et détruit des quartiers limitrophes du port. Elles ont d’ores et déjà posté sur les réseaux sociaux des appels pour réclamer l’expulsion de l’Iran du Liban! Si des affrontements avaient éclaté ce week-end, ils auraient inauguré un nouvel épisode de cette guerre interminable contre la résistance au Liban qui vient de commémorer la victoire de 2006 contre Israël.

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