Double attentat meurtrier à Bagdad

Trente-deux personnes ont été tuées et 110 autres blessées ce 21 janvier dans un double attentat suicide sur un marché de Bagdad, a indiqué le ministre de la Santé Hassan al-Tamimi à l’AFP. Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière depuis plus de trois ans dans la capitale irakienne.

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Double attentat meurtrier à Bagdad

Le ministre a assuré que toutes les personnes décédées avaient été tuées sur place, assurant qu’aucune n’avait succombé à ses blessures dans l’un des hôpitaux de la capitale, tous placés en état d’alerte maximale depuis le matin. L’attentat s’est produit en deux temps. Un premier homme a d’abord déclenché sa ceinture explosive au beau milieu de vendeurs et de badauds sur le marché de vêtements d’occasion de la place Tayaran, a expliqué le ministère de l’Intérieur. Alors qu’un attroupement se formait pour tenter de venir en aide aux victimes, un second kamikaze a fait détoner ses explosifs, a-t-il ajouté.

Cette attaque a poussé le chef du gouvernement à prendre des mesures radicales en sacrifiant plusieurs responsables sécuritaires auxquels on reproche de ne pas avoir su sécuriser la capitale. Surtout que le pays est engagé des discussions pour de l’organisation d’un scrutin législatif.

De nombreux politiciens disent toutefois douter de la tenue d’une élection anticipée – en juin comme en octobre – car la condition sine qua non est une dissolution du Parlement. Or, seuls les députés peuvent voter leur propre dissolution et aucun n’a donné d’assurance en ce sens. Le président Barham Saleh a dénoncé sur Twitter des « tentatives malignes d’ébranler la stabilité du pays ». « Un acte aussi horrible n’attaquera pas la marche de l’Irak vers la stabilité et la prospérité », a indiqué de son côté la mission de l’ONU en Irak. 

Cette attaque intervient alors que les États-Unis ont réduit le nombre de leurs soldats en Irak à 2 500 hommes, une baisse qui « reflète la hausse des capacités de l’armée irakienne », selon les mots du chef du Pentagone Christopher Miller. Cette réduction «ne signifie pas un changement dans la politique des États-Unis », a-t-il souligné. « Les États-Unis et les forces de la coalition restent en Irak pour assurer une défaite durable » de l’EI. 

Les États-Unis sont à la tête d’une coalition internationale déployée en Irak depuis 2014 pour lutter contre l’EI. La quasi-totalité des troupes des autres États membres de la coalition ont quitté le pays en 2020 au début de la pandémie de nouveau coronavirus.

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