Driss Lachgar s’étale et l’Exécutif s’emmure…

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Attendus aujourd’hui dans l’après-midi au Parlement pour répondre à des questions des groupes parlementaires du PI, l’USFP et du PJD, les ministres cosignataires du communiqué relatif à l’affaire des « serviteurs d’Etat », n’ont pas répondu à la sollicitation des représentants du peuple choisissant en coordination avec le bureau de la Chambre des représentants d’annuler lesdites questions.
Selon une source digne de foi, le bureau de la première Chambre a été contraint à la dernière minute de retirer des questions relatives à l’affaire dite des « serviteurs d’Etat », suite à la demande des ministres de l’Intérieur, Mohammed Hassad, et de l’Economie et des finances, Mohamed Boussaid. La même source à indiqué que ces questions allaient être programmées dans une autre séance. Faisant partie de la liste des 66 bénéficiaires de ces lots de terrains, les deux ministres ont préféré à l’image de leurs Chef Abdelilah Benkirane de s’emmurer dans le silence. Le seul commis d’Etat qui a eu le courage de réagir publiquement suite à la diffusion de cette liste n’est autre que le Premier secrétaire de l’USFP Driss Laghgar.
Ce dernier, à l’époque élu de la ville à Rabat et président du groupe socialiste à la Chambre des représentants, a publié un long statut sur sa page Facebook à travers lequel il « assume » avoir acquis l’un des 68 lots de terrains des domaines de l’Etat à Zahrya à Rabat. « Je confirme être effectivement co-propriétaire, avec mon épouse du lot de terrain 68, que nous avons acquis auprès de domaines privés de l’Etat en janvier 2003 », a-t-il écrit.
D. Lachguar qui a pris le soin d’annoncer le prix de l’acquisition au mètre carré (370 DH) s’est abstenu de spécifier la superficie totale du lot acquis. Dans son statut, le serviteur d’Etat a précisé qu’il n’a bénéficié qu’une seule fois de ce privilège au moment où d’autres l’ont fait à maintes reprises. « Depuis ma naissance et jusqu’à cette acquisition, je n’ai jamais bénéficié d’un terrain des domaines privés de l’Etat « a-t-il écrit en expliquant qu’il a déposé un dossier pour bénéficier de ce lot de terrain auprès du ministère de l’Habitat et être resté sur liste d’attente jusqu’en 2002. Il a tenu à citer le nom d’Abderrahmane El Youssoufi dans cette affaire en rappelant que celui-ci « exigeait des bénéficiaires de terrain d’honorer le paiement du bien dans un délai d’un an ».
Par ailleurs, il y a lieu de souligner que le fameux décret, qui n’a pas été publié sur le bulletin officiel du 31 décembre 1995, donne le droit à l’Etat de vendre à l’amiable des domaines qui sont, en principe, cédés exclusivement aux investisseurs.

 

Décret du 26 décembre 1995

Le cahier des charges qui accompagne le décret du 26 décembre 1995
 

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