Des drones US en Tunisie : Strictly pour les Tunisiens…

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Belhassen Oueslati, porte-parole du ministère tunisien de la Défense, a réagi le 27 octobre à un article du Washington Post, d’après lequel les États-Unis ont « secrètement étendu leur réseau mondial de bases de drones à l’Afrique du Nord, déployant des appareils sans pilote et du personnel militaire américain dans une structure en Tunisie pour mener des missions espionnes en Libye voisine ». Remettant ainsi en pointe la présence US sur le sol tunisien, informations plusieurs fois démenties par le pouvoir tunisien. B. Oueslati se veut catégorique. Si la Tunisie a acquis des drones auprès des Américains appelés à former les militaires tunisiens à utiliser cette technologie, c’est « pour le contrôle de nos frontières sud-est avec la Libye, afin de détecter tout mouvement suspect ». Dans une déclaration à l’AFP, le porte-parole du ministère tunisien de la Défense a assuré que « le territoire tunisien n’a pas et ne sera jamais utilisé pour frapper des cibles en Libye. Les drones sont utilisés par des Tunisiens et par personne d’autre ».
Le ministère tunisien de la Défense a précisé que dans le cadre d’un partenariat tuniso-américain pour la lutte antiterroriste, « des militaires américains forment des membres de l’armée tunisienne à l’utilisation d’outils développés et de systèmes de contrôle à la frontière ». Même son de cloche auprès des Américains qui démentent disposer d’une quelconque base sur le sol tunisien. Le colonel Mark R. Cheadle, porte-parole d’Africom.a indiqué de « des membres des services américains travaillent avec les forces de sécurité antiterroristes tunisiennes et partagent du renseignement provenant de plusieurs sources, y compris de plateformes aériennes non armées ». Pour ce gradé de l’armée US, « la Tunisie est un proche partenaire des États-Unis dans la lutte contre le terrorisme » qui a « demandé du matériel militaire supplémentaire et des formations à Washington » après les sanglantes attaques djihadistes en 2015, et « les États-Unis ont fourni plus de 250 millions de dollars en assistance en matière de sécurité ». Il y a lieu de rappeler que la Tunisie fait face depuis la révolution de 2011 à l’essor de la mouvance djihadiste, responsable d’attentats meurtriers, et évoque régulièrement le « danger » engendré par le chaos en Libye où le groupe terroriste État islamique a fait son entrée sur la scène en 2014.

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